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ADOLPHE JOANNE 






GÉOGRAPHIE 



DE LA 



HAUTE-GARONNE 



12 gravures et une carie 



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611 

G-E5J6 HACHETTE ET C 






r 

MO 




GEOGRAPHIE 



DU DEPARTEMENT 



HAUTE -GARONNE 



AVEC UNE CARTE COLORIEE ET 12 GRAVURES 



ADOLPHE JOANNE 

AUTEUR DU DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE ET DE L'iTINÉRAIRE 
GÉNÉRAL DE LA FRANCE 




PARIS 
LIBRAIRIE HACHETTE ET C ie 

79, BOULEVARD SAINT-GERMAIN, 79 

1880 
Droits de traduction et de reproduction réservés 



TABLE DES MATIÈRES 



t 


1 


II 


2 


III 


3 


IV 


4 


V 


5 


VI 


6 


VII 


7 


VIII 


8 


IX 


9 


X 


10 


XI 


11 


XII 


12 


XIII 


15 



DEPARTEMENT DE LA HAUTE-GARONNE 

Nom, formation, situation, limites, superficie 5 

Physionomie générale 4 

Cours d'eau. . ; 10 

Climat 10 

Curiosités naturelles 17 

Histoire 18 

Personnages célèbres 54 

Population, langues, culte, instruction publique ... 50 

Divisions administratives 58 

Agriculture «, 42 

Industrie, mines 44 

Commerce, chemins de fer, routes 47 

Dictionnaire des communes 49 



LISTE DES GRAVURES 



1 Vallée de Luchon 9 

2 Lac et cascade d'Oo 15 

3 Monument romain, à Labarthe 21 

4 Musée de Toulouse 23 

5 Cloître de Saint -Bertrand 25 

G Vue générale de Toulouse 29 

7 Statue du maréchal Niel, à Muret 55 

8 Église de Saint-Gaudens 55 

9 Maison de sainte Germaine, à Pibrac 58 

10 Cathédrale de Toulouse 59 

11 Église Saint-Sernin, à Toulouse 01 

12 Capitole de Toulouse 05 



(ol\ 



24082. — Typographie A. Laliure, rue rie Fleurus, 9, à Paris. 



DÉPARTEMENT 



HAUTE-GARONNE 



I. — Nom, formation, situation, limites, superficie. 

Le département de la Haute-Garonne doit son nom à sa 
situation dans le bassin supérieur de la Garonne, rivière qui 
ta traverse tout entier du S. au N. 

Il a été formé, en 1790, de divers pays appartenant au 
Languedoc et à la Gascogne. La première de ces pro- 
vinces lui a laissé sa capitale, Toulouse, et 290,000 hectares 
ainsi répartis : diocèse de Toulouse, 205,000 hect.; Laura- 
qais, 85,000. Les pays gascons ont fourni : le Comminges, 
210,000 hectares; le Nébouzan, 46,000; les Quatre-V allées, 
44,000 (les Quatre-Vallées et le Nébouzan pouvant être con- 
sidérés comme dépendances du Comminges, l'apport total de 
ce pays est de 306,000 hectares, plus de la moitié de la su- 
perficie totale du département) ; le Couserans, 4,000; la 
Lomagne, 55,000. 

11 est situé dans la région girondine ou région du sud-ouest 
de la France. Toulouse, son chef-lieu, se trouve à 0° 55' de 
longitude O. et à 43° 37' de latitude N. ; sa distance de Paris 
est de 585 kilomètres à vol d'oiseau, de 770 par le chemin de 
fer le plus direct (Orléans, Limoges, Brive et Gaillac). Deux 
départements séparent, à l'O., la Haute-Garonne de l'Océan : 
les Hautes-Pyrénées et les Basses-Pyrénées; deux autres, à l'E. , 
l'Ariégeet les Pyrénées-Orientales, la séparentdela Méditerranée. 
La Haute-Garonne est bornée : à l'O., par les Hautes-Pyré- 



4 HAUTE-GARONNE. 

nées et le Gers ; au N. , par le ïarn-et-Garonne et le Tarn ; à l'E. , 
par l'Aude et l'Ariége; au S., par la chaîne des Pyrénées. Ces 
montagnes sont la. seule limite naturelle du département; 
presque partout ailleurs, sa forme est déterminée par une 
ligne idéale qui coupe au hasard les vallées ou les collines. 

La superficie de la Haute-Garonne est de 628,988 hec- 
tares : sous ce rapport, c'est le 53 e des départements français; 
mais, par sa longueur, il est un des plus considérables, car 
la plus grande ligne droite qu'on pourrait tracer entre ses 
limites, c'est-à-dire du pic du Port-d'Oo au point où le Tescou 
effleure le département, n'a pas moins de 160 kilomètres. 
Assez resserré vers le S., le département s'évase sensible- 
ment vers le N. ; sa plus grande largeur, dans la région 
septentrionale, est de 95 kilomètres. 

II. — Physionomie générale. 

Le territoire de la Haute-Garonne a été pris sur trois ré- 
gions distinctes, qui appartiennent à un même bassin fluvial : 
la région des montagnes ou région élevée, la région des pla- 
teaux et des collines ou région moyenne, et la région basse ou 
région des plaines. 

La région élevée se confond avec les parties de la chaîne 
des Pyrénées qui forment ou avoisinent, au S., la limite 
franco-espagnole. La partie de cette ligne frontière correspon- 
dant au département se partage en trois sections qui se diri- 
gent successivement de l'O. à l'E., du S. au N., et une 
seconde fois de l'O. à l'E. Cette ligne brisée n'est point le ré- 
sultat d'un caprice politique. On sait que les Pyrénées, par- 
faitement régulières au premier aspect, se composent, en 
réalité, de deux chaînes différentes, qui, parties de l'Océan et 
de la Méditerranée, se dirigent l'une vers l'autre, et, parve- 
nues au point où elles devraient se rencontrer, se trouvent 
éloignées d'une vingtaine de kilomètres, la chaîne occidentale 
ayant trop incliné au S., et la chaîne orientale trop vers 
le N. Entre les deux fractions de la chaîne s'ouvre la vallée 



PHYSIONOMIE GENERALE. 5 

d'Aran, d'où sort la Garonne. Pour rejoindre ces deux tron- 
çons, la frontière franco-espagnole interrompt sa direction géné- 
rale de l'O. à LE. pour prendre accidentellement celle du N. 
L'Espagne, en adoptant ou plutôt en imposant cette frontière, 
a voulu garder pour elle la vallée d'Aran, qui, par sa condition 
hydrographique, eut été naturellement française. N'est-ce 
pas elle, en effet, qui nous envoie un de nos plus grands fleu- 
ves et qui lui fournit ses premiers affluents? 

C'est entre les Hautes-Pyrénées et l'Aran qu'est tracée la 
première section de la limite méridionale de la Haute- 
Garonne. Là, sur un espace de 16 à 17 kilomètres à vol d'oi- 
seau, se dressent les sommités les plus hautes du département. 
C'est d'abord, sur la limite des Hautes-Pyrénées, le pic du 
Port-d'Oo (5,114 mètres), que le port d'Oo, ouvert à 
5,002 mètres, sépare, à l'E., du Seil de la Baquo, pic de 
5,060 mètres, tandis que, au N., le long de la limite des Hautes- 
Pyrénées, un massif couvert de sapins descend vers le port 
de Peyresourde (1,545 mètres), en séparant la vallée de 
Louron de celle d'Oo. Ce massif a un pic de 2,966 mètres, 
appelé Belle-Sayette. Du Seil de la Baquo, la ligne frontière, 
allant toujours vers l'E., passe au col difficile du Portillon 
(2,900 mètres environ), et atteints, 145 mètres sur l'arête du 
pic Royo, près du pic Perdighero. Lepic Royo, classé parmi 
les plus élevés des Pyrénées, est néanmoins de 259 mètres in- 
férieur auNéthou, et de 1,665 mètres au point culminant des 
Alpes et de toute l'Europe, Je Mont-Blanc (4,810 mètres). De 
ce point, la limite internationale s'abaisse, pour se relever 
aussitôt et gravir un pic qui, du moins, pour plus de moitié, 
appartient à la France : c'est le pic Crabioules, dont l'alti- 
tude est de 5,119 mètres. Du Crabioules, une arête pénètre 
dans l'intérieur de la Haute-Garonne, y forme le pic du Por- 
tillon (5,104 mètres) et le pic Quairat (5,059 mètres), et s'y 
prolonge, entre les vallées d'Oo et du Lis, en un contre-fort qui 
se bifurque lui-même au pic de Céciré (2,400 mètres). La 
crête frontière se relève de son côté aux pics de Maupas 
(5,110 mètres) et de Boum (5,060 mètres), mais n'a déjà 



6 HAUTE-GARONNE. 

plus que 2,678 mètres au pic Sacrou.r, d'où un petit contre- 
fort va séparer la vallée du Lis de celle de la Pique. Trois 
dépressions successives forment les ports de la Glère, de Ve- 
nasque (2,417 mètres) et de la Picade (2,424 mètres). Ce 
dernier s'ouvre exactement sur le méridien du Néthou, point 
culminant du massif espagnol de la Maladetta et de toutes 
les Pyrénées, massif éloigné de 8 kilomètres au S., et qui, 
de même que le Mont-Perdu et le Ganigou , se trouve en dehors 
de la chaîne proprement dite. 

Du sommet de YEscalette (2,454 mètres), la frontière inter- 
nationale se replie en retour d'équerre vers le N. La crête 
qu'elle suit sépare la vallée de Ludion de celle d'Aran : elle 
n'est plus guère qu'un contre-fort s'élevant sur quelques 
points à 2,000 mètres d'altitude, et ne dépassant pas 2,220. 
Plusieurs cols faciles font communiquer les deux vallées : le 
plus praticable de tous est le Petit Portillon (1,439 mètr.es), 
à l'origine de la vallée de Burbe. Du beau massif que dominent 
le Bacanère (2,194 met.) et le Pales de Burat (2, 150 met.), 
et qui s'étend en France jusqu'au confluent de la Garonne et de 
la Pique, la limite internationale reprend la direction de l'E. 
Pour passer d'un coter à l'autre de la vallée, elle s'abaisse 
rapidement jusqu'à l'altitude de 585 mètres, pour laisser la 
Garonne sortir du val d'Aran. Au delà du fleuve, elle se relève 
tout aussi rapidement pour rejoindre le tronçon occidental de 
la chaîne des Pyrénées ; à la Tour de Crabère, elle atteint 
déjà 2,650 mètres. C'est de ce pic que se détache la limite 
départementale de Haute-Garonne et d'Ariége. 

Les contre-forts qui, de la grande chaîne, s'avancent à l'in- 
térieur du département, ou le séparent des départements voi- 
sins, sont loin d'égaler en hauteur les sommets qui viennent 
d'être cités. Au delà du port de Peyresourde, le massif du 
Monnéne monte qu'à 2,147 mètres, à l'angle du carré presque 
régulier formé par le canton de Bagnères. L'Antenac, point 
culminant de l'arête qui limite à l'O. la vallée de Ludion, n'a 
guère plus de 2,000 mètres, et, du pays de Ludion aux col- 
lines dominant l'embouchure de la Neste, tous les sommets, 



PHYSIONOMIE GENERALE. 7 

un seul excepté, restent bien au-dessous de 1,000 mètres 
Deux vallées principales, qui se rejoignent à angle droit 
dans la ville de Bagnères-de-Luchon, remplissent l'espace 
laissé par les versants de la crête frontière, des montagnes 
d'Aran, de l'Antenac et du Monné. C'est d'abord, de l'O. àl'E., 
la vallée de VÀrboust ou de Larboust, qui possède de beaux 
vestiges de l'époque géologique dite glaciaire, et aussi riche en 
souvenirs de l'antiquité qu'en sites pittoresques et grandioses; 
elle sert de débouché à deux vallées latérales : la vallée d'Oo, 
au S., célèbre par ses accidents naturels (F. ci-dessous, p. 14); 
la vallée d'Oueil, au N., directement descendue des flancs du 
Monné. C'est ensuite, du S. au N., la vallée de Luchon, dominée 
par de belles montagnes et arrosée par une charmante rivière, la 
Pique, dont le cours supérieur et les premiers affluents se sont 
eux-mêmes creusé des vallons au-dessus de Bagnères : vallée du 
Lis, vallée de la Glère, vallée de la Pique, vallon de Burbe. 

A l'E. de la Garonne, mais loin du fleuve, sur la limite arié- 
geoise, l'altitude des contre-forts se maintient au-dessus de 
1,500 et même de 2,000 mètres. VAouéran, le Mail de Plu- 
mière, le Pale d'Aouardo, le Peyrenère, le Paragrano, dé- 
passent ce dernier chiffre. Au N. et au N.-E., le beau massif 
d'Arbas, trop peu connu jusqu'à ces derniers temps, atteint 
encore 1,540 et 1,610 mètres. En revenant du massif d'Arbas 
vers le fleuve, on trouve deux autres massifs non moins re- 
marquables, que dominent les pics de Cagire (1,915 mètres) 
et de Gar (1,786 mètres), vénérés des antiques Convènes. De 
ces trois massifs jusqu'à la rive droite de la Garonne au N., et 
jusqu'au delà du Salât au N.-E. et à l'E., on ne trouve plus 
que de hautes collines dépassant rarement 600 mètres : on 
cesse d'être dans les Pyrénées. 

Au confluent de la Neste, pour la rive gauche, et au con- 
finent du Volp, pour la rive droite, commence la région 
moyenne du département. Ce sont des collines et des pla- 
teaux couverts de bois ou de cultures, dont l'altitude varie 
généralement de 550 à 450 mètres, et la hauteur au-dessus 
des rivières, de 100 à 150 mètres. L'altitude ne dépasse 



8 HAUTE-GARONNE. 

500 mètres qu'au N. de Montrejeau et aux environs d'Auri- 
gnac. Au N. de Montrejeau, les plateaux convergent vers le 
célèbre plateau de Lannemezan, d'où descendent en éventail 
presque tous les affluents que reçoit la rive gauche de la Ga- 
ronne, entre Muret et Agen. 

Cette région moyenne est, en réalité, la plus étendue du 
département. Elle dépasse de beaucoup à l'O. la latitude de 
Toulouse, en se confinant toutefois vers la limite du Gers et 
en s'abaissant de 100 à 150 mètres. Elle s'abaisse de même à 
l'E. ; mais, de ce côté aussi, malgré la belle plaine de l'Ariége 
qui l'interrompt, elle s'étend jusqu'au N. de la Haute-Garonne, 
se rapproche du chef-lieu et semble même vouloir l'envelop- 
per. Sur la limite du Tarn, la région des plateaux tend à se 
rattacher à la Montagnes-Noire; déjà, au-dessus de Revel, une 
colline s'élève à 600 mètres; mais ce point est le seul qui, 
hors de l'arrondissement de Saint-Gaudens, dépasse notable- 
ment 350 mètres d'altitude. 

La région basse ou des plaines commence réellement au 
pied de Montrejeau. Entre cette ville et Valentine, au-dessous 
de Saint-Gaudens, s'étend, sur les bords de la Garonne, et 
principalement sur la rive droite, la charmante plaine de Ri- 
vière, qu'une large vallée, non moins belle, continue jusqu'au 
confluent de Salât, à l'origine de la plaine dite de Toulouse. 
Cette plaine s'étend principalement sur la rive gauche; à 
droite, elle se réunit, en aval de Muret, aux plaines moins 
larges de l'Ariége, et, sous les murs de Toulouse, aux plaines du 
Lhers. Au delà de Toulouse, elle s'étend également sur les 
deux rives, avec une largeur moyenne de 20 kilomètres. Son 
altitude est de 134 mètres dans la ville de Toulouse. A l'E. de 
Toulouse, la vallée du Lhers-Mort forme aussi une vaste 
plaine, mais le terrain y est fortement ondulé. Enfin, la vallée 
du Tarn mérite en quelques endroits, surtout sur la rive 
gauche, le nom de plaine ; c'est là que se trouve, à 75 mètres 
d'altitude, le point le plus bas du département, inférieur de 
3,070 mètres au pic Royo (3,145 mètres), qui en est le 
sommet le plus élevé. 



10 HAUTE-GARONNE. 

III. — Cours d'eau. 

Le système hydrographique de la Haute-Garonne est des 
plus simples : un grand cours d'eau traverse le département 
dans le sens de sa longueur et y reçoit ses premiers affluents. 

La Maladetta, montagne entièrement située sur le versant 
espagnol, envoie à la France une branche importante de la 
Garonne. Des glaciers du Néthou s'écoulent ses premières 
eaux. A peine formé, le petit torrent disparait dans un gouffre 
appelé le Trou de Toro, reparaît à 6 ou 7 kilomètres plus loin 
par le Goueil de Jouéou (l'Œil de Jupiter), l'une des curiosités 
pyrénéennes, à 1,450 mètres d'altitude, et descend dans Aran, 
où il se grossit de tous les torrents de la vallée. Pour les mon- 
tagnards d'Aran, la vraie Garonne n'est pas celle du Goueil de 
Jouéou, mais un petit ruisseau qui jaillit à l'extrémité E. de 
la vallée, et qui, grossi bientôt de cours d'eau nombreux, ap- 
porte au confluent plus d'eau que son rival. A l'étroit défilé du 
Pont-du-Boi, point où il entre en France, le fleuve est assez 
fort pour apporter aux scieries de Fos les bois des forêts ara- 
naises. Après avoir partagé en deux bourgs la ville de Saint-Béat, 
la Garonne reçoit à gauche la Pique, qui lui amène les eaux 
de Y One, grossie elle-même des Nestes d'Oo et d'Oueil. C'est 
à Bagnères-de-Luchon qu'a lieu le confluent de la Pique et 
de l'One. Le fleuve, plus régulier dans son cours au delà du 
confluent de la Pique, arrose la gracieuse et fertile vallée de 
Fronsac. Parmi les riches villages de cette vallée, quelques- 
uns, sur la rive gauche, appartiennent aux Hautes-Pyrénées, 
dont la limite est çà et là tracée au bord même de la Garonne. 

Forcée, par un petit massif de collines, de décrire un demi- 
cercle vers l'O., la Garonne se détourne pour effleurer le pied 
de la colline de Saint-Bertrand ; les hautes berges qui l'étrci- 
gnent dans cette partie du trajet ne s'abaissent que pour per- 
mettre à la Neste, venue des Hautes-Pyrénées, de l'atteindre 
par la rive gauche et de doubler le débit de ses eaux. Le fleuve 
passe, aussitôt après, sous les trois arches qui portent le che- 
min de fer de-Toulouse à Tarbes, puis sous le beau pont de 



COURS D'EAU. M 

Montrejeau. Prenant alors la direction de l'E., il se répand 
en cours sinueux dans la plaine de Rivière, qui, par son aspect 
et sa fécondité, semble continuer la vallée de Fronsac. Il re- 
passe, à Valentine et au pied de Saint-Gaudens, sous le che- 
min de fer de Tarbes, met en mouvement les usines de Mira- 
mont, et arrose une belle vallée où il prend insensiblement la 
direction du N.-E., quand il a reçu par la rive droite le Ger, 
venu d'Aspet, et grossi lui-même du Job, rivière d'Encausse. 

Après avoir reçu à gauche le Saumès et le Jô, passé une 
troisième fois sous le chemin de fer de Tarbes, la Garonne 
arrose Saint-Martory, et parvient en vue de Roquefort. C'est là, 
au delà d'un quatrième pont du chemin de fer, qu'elle reçoit 
des montagnes ariégeoises les eaux du Salât, forte rivière 
qui, de son cours total de 78 kilomètres, n'en a que 17 dans 
la Haute-Garonne; mais ces 17 kilomètres sont considérés 
comme la partie flottable de ce cours d'eau, partout ailleurs 
obstrué par des rochers calcaires. Le Salât fournit la force 
motrice à la forge de Touille, recueille à Mane YArbas (rive 
gauche), affaiblit de ses infiltrations les sources salines aux- 
quelles Salies doit son nom, et met en mouvement les papete- 
ries de Mazères, où il reçoit (rive droite) le Lens. 

La Garonne devient navigable dès qu'elle s'est doublée du 
Salât, mais elle ne porte guère de bateaux qu'à partir de Pin- 
saguel et même de Toulouse. Elle continue ses méandres dans 
la direction du N.-E., arrose Cazères, reçoit à droite le Volp, 
descendu des collines ariégeoises de Sainte-Croix, et plus loin, 
en face de Carbonne, YArize, venue du département de l'A- 
riége par Montesquieu- Volvcstre et Rieux. Sur son cours total 
de 75 kilomètres, l'Arize en a 20 dans la Haute-Garonne. A 
Muret, sur la gauche, arrive la Longe, simple ruisseau, mal- 
gré sa longueur de 108 kilomètres, toute comprise dans le 
département. A droite, le fleuve est quelque temps suivi d'as- 
sez près par la Lèze, qui ne peut le rejoindre qu'après avoir 
uni ses eaux à celles de l'Ariége, le cours d'eau le plus 
important de ceux que reçoit la Garonne en amont du Tarn. 

L'Ariége, qui, elle aussi, a mérité de donner son nom au 



12 HAUTE-GARONKE. 

département qu'elle traverse en entier, du S.-E. au N.-O., 
prend sa source sur le versant des montagnes des Pyrénées- 
Orientales et de l'Andorre. Elle entre dans la Haute-Garonne, 
et, déjà grossie de plusieurs torrents et rivières, voit se join- 
dre à elle, à droite, sous les murs ruinés de l'abbaye de Boul- 
bonne, le Grand-Lhers, rivière longue de 120 kilomètres, 
venue des montagnes de l'Aude par Mirepoix. A Auterive, 
qu'elle sépare du faubourg de la Madeleine, l'Ariége est 
considérée comme navigable ; son tirant d'eau est de m ,75 
dès qu'elle a, plus loin, reçu à gauche la Lèze, rivière longue 
de 75 kilomètres, née dans le canton de Foix. 

C'est près de Pinsaguel, en face de Portet, que la Garonne 
reçoit l'Ariége, dont 42 kilomètres, sur 157 de parcours total, 
appartiennent au département. Le lit du fleuve, s'élargissant, 
forme, en amont de Toulouse, des îles boisées sur l'une des- 
quelles passe le pont d'Empalot, qui porte le chemin de fer 
de Toulouse à Tarbes. A Toulouse, qu'elle sépare du faubourg 
populeux de Saint-Cyprien, la Garonne a m ,80 de tirant d'eau 
et 160 mètres de largeur moyenne; un de ses bras se détache 
à droite pour alimenter les établissements industriels du Ba- 
zacle et de Tounis, et la rejoint pour passer avec elle sous le 
pont monumental de cette ville. En quittant la capitale du 
Languedoc, où elle prend sa direction définitive du S.-E. au 
N.-O., la Garonne reçoit à droite, au bassin de l'Embou- 
chure, le canal du Midi, qui, à ce point même, se transforme 
en canal Latéral (V. p. 48). Un peu plus loin, près de Bla- 
gnac, elle se grossit, par la rive gauche, du Touch, né dans 
la forêt de Fabas , entre Aurignac et l'Isle-en-Dodon. A 
droite, de Toulouse à Grenade, elle est longée par le Lhers ou 
liers, qui parvient enfin à la rejoindre après un cours de 
108 kilomètres, commencé au pied des collines méridionales 
de l'arrondissement de Castelnaudary. Bien que grossi, à sa 
droite, par de nombreux affluents, tels que la Marcassonne, la 
Saune et le Girou, long de 75 kilomètres, le Lhers, appelé 
aussi Lhers-Mort, n'est qu'une rivière sans mouvement et sans 
fraîcheur. 



COURS D'EAU. 15 

Parmi les affluents de la Garonne, les seuls qui lui 
amènent des eaux abondantes : la Pique, la Neste, le Salât, 
l'Arize et l'Ariége, prennent leur source dans les Pyrénées ou 
dans leurs premiers contre-forts ; les autres sortent des collines 
qui ne peuvent suffisamment les alimenter; à gauche, néan- 
moins, les eaux qu'envoient dans la Garonne le plateau de Lan- 
nemezan et ses ramifications pourraient former une ou deux 
grosses rivières; mais elles se dispersent en éventail dans une 
foule de vallées, qu'elles laissent souvent à sec. 

La Save (148 kilomètres), un de ces derniers cours d'eau, 
et l'un, des plus longs, ne serait en été qu'un fossé, si de ré- 
cents travaux ne lui apportaient de la Neste, par le canal de 
Lannemezan, \ ,000 litres d'eau par seconde, dont 500 lui 
sont indirectement amenés par la Gesse. Elle prend sa source 
sur la lande de Pinas, dans les Hautes-Pyrénées, à 500 mètres 
d'altitude environ, entre aussitôt dans la Haute-Garonne, s'y 
dirige versleN.-E., se creuse à Montmaurin et à Lespugueun 
lit encaissé, passe à l'Isle-en-Dodon, entre dans le départe- 
ment du Gers, où elle baigne Lombez, Samatan et l'Isle-Jour- 
dain, rentre dans la Haute-Garonne, et, après avoir effleuré 
la bastide de Grenade, se jette dans la Garonne en aval de 
cette ville. Le principal affluent de la Save, la Gesse (55 kilo- 
mètres), traverse le canton de Boulogne et se termine dans le 
département du Gers, en amont de Lombez. 

A 2 kilomètres de l'embouchure de la Save, par 95 mètres 
d'altitude, la Garonne quitte le département pour traverser 
successivement le Tarn-ct-Garonnc, où elle laisse un peu à sa 
droite Castelsarrasin et Moissac; le Lot-et-Garonne, où elle arrose 
Agen, Port-Sainte-Marie, Tonneins et Marmande; et la Gi- 
ronde, où elle baigne la Réole, Langon et Bordeaux. Au Bec- 
d'Ambès, point où elle se réunit à la Dordogne et où elle perd 
son nom de Garonne pour s'appeler Gironde, elle a parcouru, 
depuis le Goueil de Jouéou, 504- kilomètres, dont 485 en 
France et 199 dans le département de la Haute-Garonne. Au 
Pont-du-Roi, elle a 585 mètres d'altitude, et n'en a plus que 
95 quand elle entre dans leTarn-et-Garonne. Elle descend donc 



44 HAUTE-GARONNE. 

de 480 mètres sur ce parcours de 199 kilomètres, soit 2 m ,412 
de pente moyenne par kilomètre. Mais cette pente est beau- 
coup plus forte dans la région montagneuse, où elle dépasse 
5 et même 7 mètres par kilomètre. Le débit moyen du fleuve, 
de Portet au pont de Toulouse, est d'environ 150 mètres cubes 
par seconde. 

A son extrémité septentrionale, le département de la Haute- 
Garonne est traversé, du S.-E. au N.-O., par un des trois plus 
grands affluents de la Garonne, le Tarn, qui, né dans les 
montagnes de la Lozère, à 1,550 mètres d'altitude, a arrosé 
une partie du département de ce nom, puis ceux de l'Avey- 
ron et du Tarn. A son entrée dans la Haute-Garonne, par 85 
mètres d'altitude, le Tarn a parcouru 295 kilomètres et vient 
de recevoir l'Agout. 11 débite alors 20 mètres cubes d'eau par 
seconde et peut porter des bateaux calant l m ,20. Sur ses 
hautes berges sont construits Buzet, Bessières et Yillemur. 
A 22 kilomètres du point où il est entré dans la Haute-Garonne, 
le Tarn la quitte par 75 mètres d'altitude pour entrer dans le 
Tarn-et-Garonne, y séparer Montauban de son faubourg de Yil- 
lebourbon et se jeter dans le fleuve par la rive droite, après 
un cours total de 575 kilomètres. 

Il s'est formé plusieurs lacs dans la région élevée du dé- 
partement. On en compte une quinzaine au pied du Crabiou- 
les, du pic du Port-d'Oo et des glaciers des Graouès, et trois ou 
quatre près du port de Vénasque. Les plus considérables sont : 
les lacs glacés d'Oo et du Portillon, situés à 2,G70 et 2,650 
met., le lac Saousat (1,962 mètres d'altitude), le lac Vert ou 
de Vile (1,960 mètres), le lac d'Espingo (1,875 mètres), peuplé 
détruites excellentes, et surtout le lac d'Oo ou Séculéjo. 
Cette magnifique nappe d'eau, située t \ 1,500 mètres d'alti- 
tude, n'a pas moins de 59 hectares de superficie; sa profon- 
deur est d'environ 62 mètres, A une extrémité du lac tombe 
la célèbre cascade d'Oo [V. ci-dessous, p. 17); de l'autre ex- 
trémité sort la Neste d'Oo, affluent de l'One. 

Hors de la région des montagnes, on ne peut signaler que 
le petit lac de Barbazan, près du village de ce nom. 



16 HAUTE-GARONNE. 

IV. — Climat. 

Au point de vue climatologique, le département de la Haute- 
Garonne appartient à celle des sept régions françaises que l'on 
appelle la région girondine, parce qu'elle s'étend sur tout le 
bassin de la Gironde et le dépasse, au nord, pour atteindre la 
rive gauche de la Loire. 

Moins soumise aux influences maritimes que la plupart des 
autres départements compris dans cette région, la Haute- 
Garonne l'est davantage à l'action des montagnes, qui, dans 
sa partie méridionale, arrêtent souvent les nuages et les obli- 
gent à se décharger sur les vallées et les collines les plus rap- 
prochées. En outre, les neiges séjournent longtemps sur les 
hauts sommets et, les montagnes arrêtant les rayons du soleil 
pendant une grande partie de la journée, le haut pays subit 
de longs hivers ; les vents qui traversent son atmosphère gla- 
cée, se refroidissant à son contact, arrivent transformés dans 
les plaines, dont ils abaissent la température naturelle. 

Les pluies, assez ordinaires et très-abondantes, sont rare- 
ment accompagnées de vent. La quantité de pluie tombée 
dans la région des montagnes dépasse annuellement 1 mètre de 
hauteur ; la moyenne des pluies n'est plus que de 60 centimè- 
tres à Toulouse et dans les vallées inférieures de l'Ariége et 
du Lhers-Mort. Ces pluies peuvent amener des inondations su- 
bites, surtout lorsque, au commencement de l'été, elles sont 
chaudes et fondent sur les montagnes des neiges épaisses. 

La neige est fréquente en hiver dans les hautes régions. Sur 
les chaînons les plus élevés, au fond des vallées d'Oo et du Lis, 
la chaleur d'un court été ne parvient point à la fondre, mais 
seulement à la transformer en glaciers épais et crevassés. En 
été, les grêles sont à craindre tous les ans dans les plaines ; 
aux latitudes de Saint-Gaudens et de Muret, elles sont particu- 
lièrement redoutables. Les ouragans sont assez fréquents ; 
mais il est rare qu'ils causent de grands dégâts, sinon vers 
Toulouse et le Lauragais, où se fait sentir le mistral. 



CURIOSITES NATURELLES. 17 

C'est en partie aux effets de ce vent tempéré et souvent 
chaud que Toulouse doit la douceur relative de son climat, 
durant l'hiver ; la neige y est rare et le thermomètre y des- 
cend à peine à zéro ; mais, si le séjour en est agréable durant 
la froide saison, il est très-pénible en été ; la température déjà 
accablante y est rendue plus insupportable encore par les bri- 
ques dont se composent les constructions : les murailles ren- 
voient sur les passants la chaleur qu'elles ont accumulée aux 
rayons du soleil et qu'elles gardent pendant la plus grande 
partie du jour. 



y. — Curiosités naturelles. 

La région pyrénéenne du département est riche en curiosités 
naturelles. Ce sont d'abord les vastes glaciers des Graouès 
(des Graviers), sur le versant duMaupas, et ceux du Crabioules, 
plus à l'O. Ce sont ensuite, et surtout, de belles cascades : les 
environs de Bagnères sont peut-être le pays de France où elles 
se trouvent en plus grand nombre. La vallée du Lis, à elle 
seule, en compte six ou sept. La vallée d'Astau n'en possède 
qu'une, la plus remarquable du Midi de la France, après la 
célèbre cascade de Gavarnie , dans le département des Hautes- 
Pyrénées. C'est la cascade d'Oo , qui s'élance , d'une 
hauteur de 273 mètres, des murailles qui dominent le lacSé- 
culéjo, pour atteindre le lac par un lit de rochers écroulés 
qu'elle traverse en bouillonnant. Environ vers la moitié de sa 
hauteur, sa masse se brise sur le roc, jaillit dans tous les 
;ens, puis se resserre de nouveau entre deux saillies au-des- 

ous desquelles elle s'étale une seconde fois pour former, au 
nilieu d'un brouillard transparent, une gerbe trois fois plus 
arge que celle de la partie supérieure. 
On remarque aussi dans la Haute-Garonne quelques grottes 

ssez belles, notamment celle de Pène-Blanque, dans le massif 

Arbas ; dans ce même groupe est jeté, sur un gouffre , le 

mt naturel de Gerbaou. 

2 



HAUTE-GARONNE. 



\\l. — Histoire. 



A considérer la situation reculée du bassin supérieur de la 
Garonne près de la frontière espagnole, on ne se douterait 
pas du rôle décisif qu'a joué, dans les destinées de la France, 
à plusieurs reprises, ce petit coin de terre. Il en est peu qui 
aient vu se dérouler des événements politiques aussi impor- 
tants et dont les résultats aient été plus durables. Ce terri- 
toire, il est vrai, touche à une nation qui ne fut pas toujours 
amie de la nôtre, mais les conflits entre la France et l'Espagne 
ne tiennent précisément aucune place dans l'histoire des Pyré- 
nées centrales : là n'était point la route des armées d'invasion. 

C'est vers les montagnes qu'ont été trouvés les vestiges des 
habitants primitifs du pays. Les grottes d'Aurignac, de Gour- 
dan et quelques autres ont révélé l'existence d'une race d'hom- 
mes qui vivait au nord des Pyrénées avec des animaux depuis 
longtemps disparus de l'Europe occidentale, tels que l'éléphant, 
le rhinocéros, le renne, ou même avec des espèces complètement 
éteintes. A cette époque cependant, la région élevée de la 
Haute-Garonne dut être beaucoup moins peuplée que de nos 
jours : de vastes lacs remplissaient les vallées de Luchon, de 
Fronsac et de Rivière, tandis que d'immenses glaciers descen- 
daient des montagnes jusqu'aux abords d'Aspet, de Saint-Gau- 
dens et de Montrejeau. 

Les Volces ïectosages, frères des Yolces A récomiques dont 
Nimes devint la capitale, et branche intermédiaire entre la grande 
famille gauloise et la race cimbrique, arrivèrent sur les bords 
de la Garonne vers le sixième ou le cinquième siècle avant notre 
ère. Ce furent eux sans doute qui bâtirent dans la plaine la 
ville de Tolosa, bientôt leur métropole, d'où ils partirent, 
l'an 280 avant J.-C, réunis à quelques autres tribus gauloises, 
pour piller les riches contrées de la Grèce; une moitié de 
l'expédition se mit au service d'un roi de Bithynie et reçut 
pour récompense le territoire appelé dès lors Galatie (Galates 
était le nom grec des Gaulois), où les Teetosages fondèrent 



HISTOIRE. 19 

Ancyre (277). Ceux qui revinrent rapportèrent les dépouilles 
du temple de Delphes , qu'ils jetèrent dans un grand lac 
sacré, dont le Capilole de Toulouse, dit-on, occupe aujourd'hui 
l'emplacement. 

Les TecLosages durent prendre part à d'autres expéditions 
dont l'histoire a moins conservé le souvenir; mais ils finirent 
par porter à leur tour la peine des embarras incessants que 
les Gaulois créaient à la république romaine : ils subirent le 
joug de Rome, en 118, et lurent incorporés à la Province 
romaine, dont Narbomic devint la métropole. Toutefois, à la 
nouvelle de la grande invasion des Cimbres, ils reprennent 
les armes, en 106, et font prisonnière leur garnison romaine ; 
mais ils sont de nouveau subjugués, et l'avide Gépion profite 
de sa victoire pour faire dessécher le grand lac toulousain et 
s'emparer des trésors que des siècles y avaient accumulés, 
trésors qui dépassaient la valeur de 75 millions de notre 
monnaie actuelle. Ces rapines furent bientôt expiées : il se 
laissa battre par les Cimbres, fut privé de ses biens, et subit 
un si grand nombre d'infortunes qu'on a dit désormais de tout 
homme poursuivi par le destin : habet aurum tolosanum, « il 
a de l'or de Toulouse ». 

Les Romains rétablirent une garnison à Toulouse, qui, du- 
rant toute leur domination demeura administrativement 
soumise à Narbonne. Les Tectosages qui l'habitaient ou l'en- 
vironnaient reçurent d'eux le nom de Tolosates; l'autre partie 
de ce grand peuple, voisine de Carcassonne, dut à sa situation 
près du fleuve Atax, l'Aude actuelle, celui à'Atacini. 

La population de la Garonne supérieure, de race cellibé- 
rienne, c'est-à-dire moitié gauloise, moitié espagnole, n'avait 
point été attaquée par les Romains, qui, ignorant son vrai nom, 
l'appelaient les Garumni, du nom du fleuve. Tour ces peuples, 
l'histoire positive ne commence qu'en l'an 72. Harcelé à son 
retour d'Espagne, où il venait de réprimer la révolte de Ser- 
torius, par les populations du versant méridional des Pyré- 
nées, Pompée, qui réussit aies vaincre, les força de franchir les 
montagnes, où ils se constituèrent en nation, sous le nom de 



20 HAUTE-GARONNE. 

Convenez (Convenœ, gens venus de divers lieux), dans la 
cite de Lugdunum, et où ils donnèrent leur nom à la contrée 
entière des Garumni. 

Lorsque César envahit la Gaule, les Aquitains, dont les Con- 
vènes faisaient partie, profitèrent, en l'an 56, des embarras 
qu'éprouvait le général romain au nord de la Loire pour 
prendre les armes. Mais Grassus, envoyé par le proconsul, 
battit les Sotiates, qu'il rencontra les premiers, et les autres 
peuples se hâtèrent d'offrir leur soumission. Leur obéissance 
n'en fut pas moins précaire ; ils s'associèrent aux mouve- 
ments insurrectionnels de l'Espagne contre le gouvernement 
d'Auguste et ne se soumirent qu'après avoir été de nouveau 
vaincus, par le consul Messala Corvinus, en l'an 29. L'année 
suivante Auguste vint présider à Narbonne une assemblée gé- 
nérale des représentants des villes gauloises; à la suite de 
cette assemblée il fixa, en l'an 27, les divisions territoriales 
de la Gaule. Les Aquitains de la rive gauche de la Garonne, 
qui, avec les Convènes, répandus également sur la rive droite, 
et huit autres peuples, formaient la Novempopulanie, très-mé- 
contents de se voir réunis administrativement aux autres peu- 
ples du sud de la Loire, obtinrent d'Auguste le maintien d'une 
province distincte, dont Auch fut la métropole et Lectoure le 
chef-lieu financier. Ainsi fut consacrée la séparation politique 
de Toulouse et du haut pays. 

« La domination romaine, dit M. Anthyme Saint-Paul, sut 
remplacer l'indépendance perdue par une longue prospérité. 
De larges voies furent créées ; la principale, dont il reste de 
nombreux vestiges, reliait Toulouse à Lyon de Comminges par 
Vernosol (Lavernose), Calagurris (Martres-Tolosane?), Saint- 
Martory, Valentineel Labroquère ; elle se continuait jusqu'aux 
thermes Onésiens, dont l'emplacement, selon la plupart des 
érudits, était exactement celui qu'occupe aujourd'hui Bagnères- 
de-Luchon. De nombreux vestiges attestent encore que les 
vallées et les plaines se couvrirent de maisons de campagne, 
habitées soit par de riches patriciens de Rome, soit par des 
Gaulois qui avaient adopté les mœurs italiennes. Toutefois le 



HISTOIRE. 21 

polythéisme apporté par les conquérants ne déracina pas du 
pays convène le culte des divinités ibériennes et des génies lo- 
caux, dont les noms, jusqu'à nos jours, sont souvent restés 
attachésàdes villages, à des collines ou à des vallées. Le dieu 
Lixon, plus que jamais célèbre, revit dans Ludion ; Gar a 
laissé son nom à une belle montagne (V. p. 7), Bœzertus au 




Monument romain, à Labarthe. 

hameau du Bazert (commune de Gourdan), Bûccus Harouso au 
village deBoucou (commune de Sauveterre). Les noms d'Abel- 
lion, Aherbelst, Alardost, Astoilun, Baicorix, Baïosis, Barce, 
Carr, Dah, Édelat, Expercenn, Iscit, Lahe, Leherenn, Sexarbor,' 
Xuban, nous sont conservés par de précieux autels votifs : le 



22 HAUTE-GARONNE. 

Comminges est le pays de France qui a fourni aux archéologues 
le plus grand nombre de monuments de cette nature. » 

Toulouse s'inspira davantage de la civilisation romaine. A 
la fin de l'Empire, ses établissements d'instruction publique , 
le talent de ses professeurs, son goût pour les arts brillaient 
du plus vif éclat. Elle se distinguait aussi dès cslte époque 
par son zèle pour la foi chrétienne, qu'elle devait à saint 
Saturnin , son premier cvêque, et que de saints prélats surent 
y maintenir, malgré les persécutions des païens d'abord, des 
hérétiques par la suite. En 419, en effet, Toulouse devenait le 
centre d'un grand royaume arien, celui des Wisigoths, qui 
s'étendit sur presque toute l'Espagne. Ces barbares, rapide- 
ment civilisés, surent faire de Toulouse un des principaux 
foyers de lumières en Europe. Ce fut l'apogée de la prospérité 
de Toulouse; mais cent ans ne s'étaient pas encore écoulés 
qu'elle déchut d'un si haut rang :1a bataille de Vouillé, en 507, 
en fit le siège d'un simple comté bénéficiaire des états de Clovis. 

Un fils de Clotaire, vrai ou supposé, vint de Constantinople, 
en 584, réclamer sa part de la succession paternelle. Il convoi- 
tait surtout les provinces méridionales de la Gaule, que Clo- 
taire avait partagées, comme celles du nord, entre ses qua- 
tre héritiers (561). Le prétendant, Gondowald, devait éta- 
blir, de la Loire aux Pyrénées, un vaste royaume régi suivant 
les lois romaines ; si telle n'était pas sa pensée, c'était assuré- 
ment celles des principaux champions de sa cause, presque 
tous Gallo-Romains de naissance et désireux de voir revivre 
les souvenirs de l'antiquité; c'était aussi celle des peuples 
qui se pressèrent autour de ses étendards. Couronné à Brive, 
Gondowald vint prendre possession de Toulouse. Gontran, 
maître de la plupart des contrées du Midi, envoya contre le pré- 
tendant une nombreuse armée, et Gondowald, pour appuyer sa 
résistance, concentra ses troupes dans la principale place forte 
des Pyrénées centrales, Lugdunum Convenarum, ou Lyon de 
Comminges. Il s'y vit assiégé, et ses principaux partisans fu- 
rent les premiers à vendre sa tête. Tel fut, en 585, le dernier 
épisode de la grande lutte de la civilisation romaine contre la 



24 HAUTE-GARONNE. 

barbarie septentrionale. La ville qui en avait été le théâtre fut 
complètement détruite. Avant le désastre, elle renfermait près 
de trente mille habitants, des édifices somptueux, et, comme 
Toulouse, elle était le siège d'un évêché. 

La ruine de Lyon de Comminges ne rendit toutefois ni 
complète ni définitive la soumission de la Gaule du Midi à 
celle du Nord. Les rois francs eux-mêmes rétablirent dans 
l'Aquitaine (nom donné désormais à tous les pays s'étendant 
entre la Loire et les Pyrénées) un état qui, avec sa vassalité 
officielle, sut conserver une grande indépendance. Dagobert 
en fit un apanage pour son frère puîné Caribert, qui prit le 
titre de roi de Toulouse (630-651) et eut pour successeurs, 
comme simples ducs d'Aquitaine : Childéric (651-637) ;Boggis 
et Bertrand (657-688); Eudes (688-755), qui se laissa battre 
par Charles Martel (719), vainquit les Sarrasins devant Tou- 
louse en 721, fut obligé d'appeler à son secours son ancien 
ennemi, mais ne put leur résister en 752, et ne parvint 
pas à chasser complètement les envahisseurs; Hunald, 
et Waïfre, vivement combattus par Pépin le Bref et 
par Charlemagne, et enfin complètement vaincus par ce 
dernier, en 768. Treize ans après (781), Toulouse, qui 
avait été la capitale de ce duché, devenait celle du nouveau 
royaume d'Aquitaine, que gouvernèrent Louis le Débonnaire 
jusqu'à son élévation à la dignité impériale (814), Pépin I er , 
fils de Louis (815-859), Pépin II (859-855), Charles, fils de 
Charles le Chauve (855-865), et Louis le Bègue, qui, par son 
avènement au trône de France, en 877, réunit de nouveau le 
Midi au Nord. Mais . cette réunion était si peu effective qu'à 
cette époque commença à grandir la maison des comtes de 
Toulouse, qui devint suzeraine de presque toute la parlie mé- 
ridionale de l'ancienne Gaule. 

De 850 à 1249, c'est-à-dire pendant quatre cents ans, le 
comté de Toulouse compta quinze souverains : Frédelon (850- 
852), qui porta le titre de duc d'Aquitaine; Raymond i er , 
frère de Frédelon (852-864) ; Bernard (865-875) ; Eudes 
(875-918); Raymond II (918-925); Raymond III (925- 




Cloître de Saint-Bertrand-de-Comminges, d'après une photographie de M. Larapué. 3§ 



26 HAUTE-GARONNE. 

950); Guillaume Taillefer, qui succéda à son père dès l'âge de 
trois ans, régna quatre-vingt-sept ans (950-1057), et fut le 
père de la reine Constance, femme du roi de France Robert 
le Pieux; Pons (1037-1060); Guillaume- Pons (1060-1088); 
Raymond IV de Saint-Gilles (1088-1105), un des principaux 
chefs de la première croisade; Bertrand (1105-1112) ; Al- 
phonse-Jourdain (1112-1148); Raymond V (1148-1194); 
Raymond VI (1194-1222) et Raymond VII (1222-1249). 

Durant la même époque à peu près, le pays des Convènes, 
que. des altérations successives de langage {Commence, 
Comenœ, Comenge) firent nommer le Comminges, eut aussi 
ses comtes particuliers, dont la dynastie survécut de deux 
siècles à celle des comtes de Toulouse. Les comtes de Com- 
minges n'eurent point d'abord de capitale : Lugdunum n'é- 
tait encore qu'un désert semé de ruines, et, lorsque le plus 
illustres des évêques du diocèse, saint Bertrand, l'eut relevé à 
la fin du onzième siècle, sans toutefois lui rendre son antique 
importance, il en conserva la souveraineté temporelle et la 
transmit à ses successeurs. Après avoir résidé dans leurs châ- 
teaux de Fronsac, de Saint-Julien et de Salies (ce dernier garda 
toujours leur atelier monétaire), les comtes établirent leur do- 
mination sur les plaines de la Garonne jusqu'aux portes 
de Toulouse, et là fondèrent Muret, chef-lieu de leurs domaines. 
Aucun des comtes de Comminges n'a été particulièrement 
célèbre. Presque tous, jusqu'où quatorzième siècle, portèrent 
le nom de Bernard. Ils rendirent hommage tantôt aux ducs 
de Gascogne, maîtres de la Novempopulanie, tantôt aux comtes 
de Toulouse, tantôt, pour quelques-unes de leurs vallées, aux 
rois d'Aragon. Ce fut comme vassal des comtes de Toulouse 
que Bernard Y se vit obligé de prendre part à la lutte qui ensan- 
glanta le Midi durant les premières années du treizième siècle. 

La puissance des comtes de Toulouse, qui, par ses accroisse- 
ments rapides, avait paru devoir un instant contrebalancer 
celle des rois de France, n'était point, en réalité, assise sur de 
fortes bases. Le roi Louis YII dut venir en personne, en 1459, 
délivrer leur capitale, assiégée par Henri II d'Angleterre. 



HISTOIRE. 27 

Cette faiblesse de l'autorité temporelle et les coupables négli- 
gences des évêques eurent de déplorables conséquences. L'hé- 
résie des manichéens se répandit dans le pays d'Albigeois, 
d'où le nom que prirent les sectaires; bientôt elle eut des 
adeptes dans tous les pays du nord des Pyrénées. 

A la fin du douzième siècle, les Albigeois possédaient une 
organisation complète, sous la direction de leurs évêques, et 
avaient tenu un concile à Saint-Félix-de-Caraman (11 G7); 
déjà ils avaient cherché, en plusieurs endroits, à se soustraire 
aux lois et même à s'affranchir de tout lien social. L'Église con- 
damna canoniquement les nouvelles erreurs aux conciles de 
Toulouse (1148) et de Lombers près d'Albi (1165), et organisa 
des prédications pour les combattre. Ce fut tout particuliè- 
rement dans ce but que l'Espagnol saint Domingo ou Domi- 
nique, après avoir lui-même converti un grand nombre de dis- 
sidents, institua, à Toulouse même, l'ordre célèbre des Frères 
Prêcheurs, plus tard appelés Dominicains ou Jacobins. Le suc- 
cès ne répondit point aux efforts, et les seigneurs féodaux 
furent invités à employer les menaces. Ils refusèrent. Le légat 
pontifical, Pierre de Castelnau, fut un jour trouvé assassiné 
près du Rhône; on imputa ce meurtre à Raymond VI, et la 
croisade fut proclamée. « Dans toute la France et même hors 
de France, dit Guizot, les passions religieuses et ambitieuses 
se soulevèrent à cet appel : douze abbés et vingt moines de 
Cîteaux se dispersèrent de tous côtés prêchant la croisade; 
seigneurs et chevaliers, bourgeois et paysans, laïques et clercs, 
accoururent. La passion des croisés fut ardente et persévé- 
vérante : la guerre contre les Albigeois dura quinze ans 
(1208-1225), et des deux chefs dont l'un l'ordonna et l'autre 
l'exécuta, le pape Inocent III et le comte Simon de Montfort, 
ni l'un ni l'autre n'en vit la fin. Durant ces quinze années, 
dans la région située entre le Rhône, les Pyrénées, la Garonne 
et même la Dordogne, presque toutes les villes, tous les châ- 
teaux forts furent pris, perdus, repris avec la cruauté du fa- 
natisme et l'avidité de la conquête. Bientôt ce ne fut plus 
seulement contre les Albigeois et leurs héiésies, ce fut contre 



28 HAUTE-GARONNE. 

les princes nationaux de la France méridionale et leurs do- 
maines que se poursuivit la croisade. » Simon de- Monfort, 
dont la piété sincère et l'indomptable courage furent ternis 
par une ambition que ne retenait aucun scrupule, employa 
jusqu'auprès du roi de France et du pape les plus odieuses 
perfidies pour excuser les mesures extrêmes qu'il prit contre 
son principal adversaire, Raymond VI, toujours faible et in- 
décis. Le jeune Raymond VII eut plus d'énergie que son père; 
par ses soins, la résistance est organisée, Simon est éloigné 
momentanément de Toulouse (1211), les comtes de Foix etde 
Gomminges sont appelés auprès de leur suzerain, le roi d'Ara- 
gon prévenu des dangers que court son gendre, et une position 
stratégique est choisie près de Muret. Les deux armées s'abor- 
dent dans un choc terrible, et, malgré le courage des troupes 
toulousaines, les croisés remportent une victoire complète; 
le roi Pedro d'Aragon est trouvé parmi les morts. C'était le 
12 septembre 1215, une des dates les plus importantes de 
l'histoire, car elle établit définitivement la suprématie du 
Nord sur le Midi, de Paris sur Toulouse, de la civilisation 
française sur les derniers restes de la civilisation romaine, de 
la langue d'oil sur la langue d'oc. Dès lors, les événements se 
précipitent. Toulouse laisse entrer aussitôt dans ses murs 
Simon deMontfort, et, après s'êlre soulevée, lui rouvre encore 
ses portes en 1215. Investi du comté de Toulouse, celte 
même année, Simon en fait hommage à Philippe Auguste en 
1216; mais il ne jouit pas longtemps de son triomphe. Invin- 
ciblement attachés à leurs maîtres légitimes, les Toulousains 
prirent encore les armes en leur faveur, et Montfort se préparait 
à les réduire, lorsqu'il fut atteint par une pierre qu'une femme 
avait lancée du haut des remparts. Il expira aussitôt, le 25 juin 
1218. Son fils Amaury ne sut pas se maintenir, surtout après 
que Raymond VII eut succédé à son père, en 1222. Alors com- 
mença l'intervention effective de nos rois Philippe Auguste et 
Louis VIII, et la guerre fut réellement terminée par le traité de 
Paris en 1229. Par ce traité, Alphonse, le second fils de Louis 
VIII, fut fiancé à Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII, 



WM 




30 HAUTE-GARONNE. 

et reconnu seul héritier de ses titres et de ses domaines. 

Raymond VII, vassal soumis des rois de France, "et Alphonse, 
digne frère de saint Louis, le premier de 1222 à 1249, le 
second de 1249 à 1271, s'attachèrent à réparer les maux causés 
par la guerre et à compléter les résultats de la croisade en ache- 
vant d'extirper l'hérésie. Dans ce but fut créée l'Université de 
Toulouse, où brilla saint Thomas d'Aquin; à la diffusion de 
la philosophie et de la science, à la réforme des mœurs, on 
crut malheureusement devoir ajouter des mesures de répression 
impitoyable. En 1229 fut institué le tribunal de l'Inquisition. 
« Un prêtre dans chaque paroisse, assisté de deux ou trois 
laïques, devait rechercher rigoureusement les hérétiques. Eu 
1235, le pape Grégoire IX transporta les fonctions d'inquisi- 
teurs aux Frères Prêcheurs, qui ne relevaient que du pape. 
Confiée à des hommes plus fervents qu'éclairés, l'Inquisition 
inonda de sang les villes de la contrée, excita des ressenti- 
ments implacables et fut cause de terribles soulèvements en 
1254 et 1255 Dès le milieu du treizième siècle, les résis- 
tances des magistrats et des officiers du roi commencèrent à se 
dessiner. Vers 1240, les capitouls de Toulouse, las de la tyran- 
nie des Dominicains, leur signifiaient d'avoir à vider le pays, 
si mieux ri aimaient cesser toutes poursuites, menace qui eut 
pour résultat de leur faire adjoindre par le pape un Frère mi- 
neur dans chaque ville. » (Lalanne, Dictionnaire historique.) 

Le dernier comte de Toulouse et les rois de France se mon- 
trèrent plus généreux et plus éclairés dans l'organisation 
administrative du Midi. La commune de Toulouse, à la tête 
de laquelle étaient les célèbres capitouls, fut affermie sur ses 
antiques privilèges. « Dans le pays toulousain et dans le 
Comminges , dit M. A. Saint -Paul, les villes anciennes 
furent dotées de franchises tellement étendues, que plusieurs 
se crurent de vraies républiques et en prirent souvent le titre. 
Le commerce et l'industrie furent encouragés par les disposi- 
tions les plus libérales. Mais ces villes étaient peu nombreuses 
à l'issue de la guerre des Albigeois : quelques-unes avaient été 
détruites par Jes envahisseurs ; d'autres avaient été progressi- 



HISTOIRE. 31 

vement abandonnées depuis l'époque romaine; d'autres n'étaient 
encore, à vrai dire, que des places fortes. Les seigneurs, soit 
laïques, soit ecclésiastiques, jugeant que l'augmentation du 
nombre des communes ne pouvait qu'aider considérablement à la 
prospérité du pays tout entier, se mirent à bâtir, chacun dans 
ses domaines, avec l'agrément et souvent avec la participation 
des rois de France, des villes nouvelles qu'on appela bastides, 
et dont la plupart se reconnaissent encore à leurs rues régu- 
lières se croisant à angle droit et formant au centre une place 
rectangulaire entourée d'arcades. Ainsi naquirent dans l'es- 
pace d'un siècle : le Fousseret, en 1226, création de Ray- 
mond VII; Carbonne, en 1256, création des abbés deBonne- 
font; Ville franclie-de-Lauragais , en 1271, dernière création 
d'Alpbonse; Montrejeau (Mons Regalis, mont royal), fondé en 
1272 par le roi Philippe le Hardi et les puissants barons de 
Montespan; Grenade, en 1291, due aux abbés de Grand- 
selve; Beauchalot, en 1528; Revel, en 1552; Boulogne, créa- 
tion des abbés de Nizors ; Montesquieu, Plaisance, Puyniau- 
rin, Saint-Félix-de-Caraman, Saint-Lys, Villemur, Villeneuve- 
de-Rivière, Villenouvelle, etc. Ces villes, celles du moins qui 
réunirent assez d'habitants , jouirent des privilèges municipaux 
les plus étendus; il y eut môme de nombreux villages déjà 
existants qui reçurent des ebartes de franchises. » 

Enfin, l'an 1271, après la mort d'Alpbonse, le territoire 
compris entre la Garonne et le Rhône fut réuni au royaume 
de France et porta officiellement le nom de Languedoc. Une 
Cour souveraine de justice fut instituée à Toulouse, en 1502, 
mais ne fonctionna définitivement que depuis 1419. Le Par- 
lement de Toulouse, le plus ancien et le plus important de 
tous ceux de la province, jouit seul des mêmes droits que 
celui de Paris; ses arrêts « savants et rigides » lui valurent 
une célébrité toute particulière. 

Le comté de Comminges subsista jusqu'à l'extinction de la 
dynastie qui le gouvernait depuis le ix e ou le x. e siècle. Muret 
resta sa capitale administrative ; l'ancienne métropole des 
Convènes, Lyon, changea son nom antique, aussitôt que son 



Tïi HAUTE-GARONNE. 

second fondateur eut été canonisé par le pape Alexandre III 
(H 79) ; elle s'appela dès lors Saint-Bertrand. Des crimes do- 
mestiques signalèrent la fin de la maison deComminges. Mar- 
guerite, unique héritière du comte Pierre-Raymond II, se débar- 
rassa de son premier mari, et fut jetée par le second, Mathieu de 
Foix, dans une tour où elle subit une longue et dure capti- 
» vite. Après la mort de Mathieu, en 1455, le comté de Com- 
minges fut incorporé à la province de Gascogne. 

Les guerres de religion du xvi e siècle furent presque aussi 
terribles pour le Toulousain et le Comminges que celle des 
Albigeois ; seulement, comme leurs ravages s'étendirent à la 
France entière, elles ont moins occupé les historiens du Midi. 
En 1562, les protestants surprirent Toulouse et entraient 
déjà dans ses murs, lorsque Montluc, averti à temps, survint 
avec toute son armée et les obligea à la retraite, après un 
effroyable carnage dans les rues de la ville. Dix ans plus tard, 
la Saint-Barthélémy faisait plus de 500 victimes à Toulouse. 
Les protestants furent plus heureux à Saint-Gaudens, en 1569, 
et à Saint-Bertrand, où. ils pénétrèrent trois fois, en 1586, 
1589 et 1594, malgré le courage héroïque de l'évêque Urbain 
de Saint-Gelais et la forte position de la ville, qui perdit alors 
ses richesses et la plus grande partie de sa population. 

Après la chute des protestants comme parti politique, le 
Parlement de Toulouse porta contre eux, en l'adoucissant à 
peine, la rigueur qu'il avait déployée, aux xiv e et xv e siècles, 
contre les manichéens. Sa haine contre les hérétiques l'aveu- 
gla au point de lui arracher un jour une sentence qui a pris 
rang parmi les plus funestes erreurs de la justice. En 1762, 
la clameur populaire accusa un vieillard calviniste, nommé 
Calas, d'avoir tué son fils, et les magistrats, sur des preuves 
insuffisantes, condamnèrent ce malheureux père au supplice 
de la roue. « Sa veuve, réfugiée en Suisse, sut exciter l'intérêt 
de Voltaire, qui prit en main la cause, souleva, dans une 
lutte qui est l'un de ses plus grands titres de gloire, l'opi- 
nion publique contre l'assassinat juridique prononcé à Tou- 
louse et parvint à faire réviser le procès à Paris. Le 9 mars 



HISTOIRE. 33 

1765, un tribunal de maîtres des requêtes déclara à l'unanimité 
Calas innocent, annula l'arrêt rendu contre lui et restitua ses 
biens à sa famille, à laquelle Louis XV accorda une somme de 
trente mille livres. » (Lalanne.) La Révolution fit cruellement 
expier aux conseillers du Parlement la mort de Galas : cin- 
quante d'entre eux périrent sur l'échafaud. 

En 1790 fut créé le département de la Haute-Garonne. 
Il était d'abord plus considérable qu'aujourd'hui, car il pos- 
sédait l'arrondissement de Gaslelsarrasin tout entier. Cet ar- 
rondissement lui fut enlevé, en 1808, par la formation du 
déparlement de Tarn-et-Garonne. 

A peine organisé, le département de la Haute-Garonne 
entre sur la scène politique. En 1799, le comte de Paulo 
réunit dans son château de Terraqucuse, près de Calmont, 
quelques royalistes, voit bientôt se grossir leur nombre et 
marche avec eux sur Muret, qu'il proclame « la capitale des 
États du Roi. » Sa petite armée, n'osant attaquer Toulouse, 
malgré les intelligences qu'elle s'y était ménagées, se répand 
vers le Midi, bat près de Saint-Martory quelques détachements 
républicains, s'empare de Saint-Gaudens mais se trouve prise 
à Montrejeau entre deux corps de troupes, l'un venu de 
Toulouse à la poursuite des insurgés, l'autre se portant à leur 
rencontre du côté de Tarbes. Les Vendéens du Midi sont 
complètement battus, et deux mille d'entre eux jonchent de 
leurs cadavres les rives de la Garonne et de la Neste. 

11 était réservé à Toulouse de voir, à la fin du premier 
Empire, une journée plus sanglante encore. Le 10 avril 1814, 
l'armée anglaise de Wellington, arrivée victorieuse d"Espagne 
et forte de cent mille hommes, y rencontra le maréchal Soult 
et ses trente mille soldats, sur les hauteurs qui dominent la 
ville à l'E. Le choc fut terrible, et, bien que 18,000 Anglais 
eussent trouvé la mort sur le champ de bataille, les troupes 
françaises durent quitter leurs positions. Cette journée n'eut 
aucun résultat politique et n'empêcha pas l'abdication de 
Napoléon quelques jours après. 

C'est par un désa tre d'un autre ge::ro que se termi.e 

3 



54 HAUTE-GARONNE. 

l'i)isloire de la Haute-Garonne. A la fin de juin 1875, tous les 
affluents pyrénéens de la Garonne grossirent à la fois, par 
suite de fortes pluies chaudes et de la fonte subite des neiges 
des montagnes. Toutes les plaines furent envahies et ravagées, 
des maisons renversées ; Saint-Cyprien, le principal faubourg 
de Toulouse, fut complètement détruit et plus de 300 per- 
sonnes y périrent sous les ruines de leurs demeures. Des 
secours promptement organisés ont permis aux survivants de 
réparer leurs pertes. 

Y II. — Personnages célèbres. 

Quatrième siècle. — Vigilance, hérésiarque, né à Cala* 
gurris, ville des Convènes ; il eut pour adversaire saint Jérôme. 

Douzième siècle. — Pierre Vidal, troubadour de Toulouse. 

Treizième siècle. — Pierre-Raymond, dit le Preux, trou- 
badour, mort vers 1250. — Guillaume de Nogaret (1260- 
1513), chancelier de France, né à Saint-Félix-de-Caraman. 

Quatorzième siècle. — Guillaume Molinier, poëte et 
grammairien, né à Toulouse. — Louis II, roi de Naples, 
comte de Provence et de Sicile, né à Toulouse (1577-1417). 

Seizième siècle — Arnaud de Ferrier (1508-1585), juris- 
consulte et diplomate, né à Toulouse. — Jacques Cujas 
(1522-1590), l'un des jurisconsultes les plus célèbres de tous 
les temps, né à Toulouse. — Raymond de Fourquevaux, né à 
Toulouse, mort en 1574, écrivain militaire et diplomate. — 
Gui 'du Faur de Pibrac (1529-1584), homme politique, diplo- 
mate, moraliste et poëte. — Nicolas Bachelier, sculpteur 
et architecte habile, à qui sont dus les plus beaux hôtels de 
Toulouse. — Catel (1560-1626), historien, né à Toulouse. 

Dix-septième siècle. — Pierre Goudouli ouGoudklln (1579- 
1649), un des poètes qui ont écrit avec le plus d'élégance dans 
l'idiome languedocien, né à Toulouse. — Fraxçois Maynard 
(1582-1646), poëte, né à Toulouse. — Pierre de Gazeneuve, 
érudit (1591-1652), né à Toulouse. — Le chevalier Antoine 
Detille (1596-1656), né à Toulouse. — Guillaume Marcel 



PERSONNAGES CELEBRES. 



35 



(1647-1708), érudit, né à Toulouse. Le poëte Campistron 
(1656-1713), né à Toulouse. — Jean Palaprat (1650-1721), 
auteur comique, né à Toulouse. 

Dix-huitième siècle. — Le peintre Antoine Rivalz (1667- 
1735), né à Toulouse, et son élève Jean-Baptiste Despax 
(1709-1774), né aussi à Toulouse. — Le conventionnel 




Statue du maréchal Niel, à Muret. 



Delmas (1754-1800). — Antoine de Cazalès, conventionnel 
(1758-1805), né à Grenade. — Le compositeur de musique 
Nicolas Dalayrac (1753-1809), né à Muret. 

Dix-huitième et dix-neuvième siècles. — François Lucas, 
sculpteur (1756-1813). — Le marquis de Bertrand-Molleville 
(1744-1818), homme politique et historien, né à Toulouse. 



56 1IAUTE-GAR0N.NE. 

— Picot de la Peirouse (1744-181 8), botaniste, né à Tou- 
louse. — Le maréchal Pérignon (1754-1818), né à Grenade. 

— L'abbé Sicard, instituteur des sourds-muets (174-2-1822), 
né au Fousseret. — Dominique Lacombe (1749-1829), homme po- 
litique, évoque d'Agen, né à Monlrejeau. — Legendre (1752- 
1855), géomètre, né à Toulouse. — Jean-Baptiste Mailhe 
1754-1859), conventionnel. — Le général Dominique Compans 
(1669-1845), né à Salies. — Le poëte Raour-Lormian (1770- 
1854), né à Toulouse. 

Dix-neuvième siècle. — Le général Pierre Pelleport 
(1775-1851), né à Montrejeau. — Armand Marrast, publi- 
ciste, homme politique (1801-1852), né à Saint-Gaudens. — 
Isidore de Montbel (1787-1861), homme politique, ministre 
sous la Restauration. — Joseph de Villèle, homme d'État, 
ministre sous la Restauration (1775-1854). — Raymond- 
Théodore Troplong (1795-1869), jurisconsulte, président du 
Sénat pendant le second Empire, né à Saint-Gaudens. — 
Adolphe Niel, maréchal de France (1802-1869), né à Muret. 

^ 115 — Population, langue, culte, instruction publique. 

La population de la Haute-Garonne s'élève, d'après le 
recensement de 1876, à 477,750 habitants, dont 254,986 du 
sexe masculin et 242,744 du sexe féminin. A ce point de vue, 
c'est le 25 e département. Le chiffre des habitants divisé par 
celui des hectares donne 76 habitants par hectare ou par 
kilomètre carré : c'est ce qu'on appelle la population spéci- 
fique. Sous ce rapport, c'est le 19 e département. La France 
entière ayant 69 à 70 habitants par kilomètre carré, il eu 
résulte que la Haute-Garonne renferme, à surface égale, 6 
à 7 habitants de plus que l'ensemble de notre pays. 

En 1801, date du premier recensement officiel effectué 
depuis la Révolution, le département de la. Haute-Garonne, 
considéré dans ses limites actuelles (c'est-à-dire sans l'arron- 
dissement de Gastelsarrasin, qui lui appartenait alors), ren- 
fermait 545,029 habitants, soit 152,701 de moins qu'eu 



POPULATION, LANGUES, CULTE, INSTRUCTION PUBLIQUE. 37 

1876 ; sa population a donc augmenté de plus d'un quart 
depuis Je commencement de ce siècle. Mais cette augmen- 
tation n'a pas été régulière : lente sous le premier Empire, 
elle a été plus rapide jusqu'à ces dernières années, s'est 
ralentie de nouveau et même a complètement cessé depuis 
1866. Alors la population atteignait le chiffre de 493,777; 
en 1872, ce chiffre n'était plus que 479,562. La Haute- 
Garonne a donc perdu seize mille habitants en une douzaine 
d'années : cela tient à la facilité croissante des voyages, qui 
favorise le penchant naturel des habitants à l'émigration. 

Le nombre des naissances a été , en 1875, de 10,255 (plus 
589 mort-nés) ; celui des décès de 10,078 ; il y a eu un excé- 
dant des naissances de 155; c'est, donc bien par l'émigration 
que la population de la Haute-Garonne se voit diminuer. Dans 
la même année 1875,1e nombre des mariages a été de 5,455. 

La langue la plus usitée parmi les gens du peuple, même à 
Toulouse, est un dialecte, assez varié lui-même, du patois 
gascon. Il y a encore des villageois qui, tout en comprenant 
le français, ne savent pas le parler. Le dialecte toulousain est 
celui qui se prête le mieux à la poésie. 

Presque tous les habitants de la Haute-Garonne sont catho- 
liques. En 1866, on ne comptait que 2,500 prolestants et 
400 israélites, la plupart établis à Toulouse, où s'élèvent un 
temple et une synagogue. 

Le lycée de Toulouse a compté, en 1875-1876, 1048 
élèves, externes compris; les collèges communaux de Saint- 
Gaudenset de Revel248 et 250 ; le petit séminaire de Polignan, 
environ 520 ; les petits séminaires de l'Esquile et de la Suc- 
cursale, à Toulouse, ensemble 550 ; le pensionnat Saint- 
Joseph, à Toulouse, 500. Toulouse possède un grand nombre 
d'institutions privées, dont l'une porte le titre d'École 
diocésaine (100 élèves). 

L'école normale (V instituteurs est établie à Toulouse: elle 
reçoit en moyenne 80 élèves par an. Le cours normal d'insti- 
tutrices est suivi annuellement par 60 jeunes personnes. — 
Encore en 1875-1876 : les écoles primaires ont été fré- 



58 HAUTE-GARONNE. 

qucntées par 55,653 enfants ou jeunes gens, et les salles 
iV asile par 5,927 enfants. 

Sur 61 accusés de crimes, en 1873, on a compté : 

Accusés ne sachant ni lire ni écrire 25 

— sachant lire ou écrire imparfaitement. ... 29 

— sachant hien lire et bien écrire 7 

— ayant reçu une instruction supérieure. ... 

IX. — Divisions administratives. 

Le département de la Haute-Garonne forme l'archidiocèse 
de Toulouse (suffragants : Montauban, CarcassonneetPamiersV, 
— une subdivision du 17 e corps d'armée (Ariége, Haute- 
Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne et Tarn-et-Garonne) , dont 
l'état-major siège à Toulouse. — Il ressortit : à la Cour d'ap- 
pel de Toulouse (Haute-Garonne, Ariége, Tarn, Tarn-el- 
Garonne) ; — à l'Académie de Toulouse, dont le ressort com- 
prend la Haute-Garonne, l'Ariége, l'Aveyron, le Gers, le Lot, 
les Hautes-Pyrénées, le Tarn et le Tarn-et-Garonne; — à la 
27 e légion de gendarmerie (Haute-Garonne. Ariége, Gers), 
dont le chef-lieu est Toulouse; — à la 11 e Inspection des 
Ponts-et-Chaussées ; — au 18 e arrondissement forestier (Ariége, 
Haute-Garonne, Lot, Tarn-et-Garonne) ; — à la division miné- 
ralogique du Sud-Ouest. — Il comprend : 4 arrondissements, 
39 cantons et 585 communes. 

Chef-lieu du département : TOULOUSE. 

Chefs-lieux d'arrondissements ; Muret, Saint- Gai dens, 
Toulouse et Yillefranche. 

Arrondissement de Muret (10 cant. ; 120 corn.; 85,249 h.; 102,490 
hect.). 

Canton d" Auterive (11 com.; 9,030 h.; 15,012 hect.). — Aurihail — 
Auterive — Deaumont — La Bruyère — La Grâce-Dieu — Grépiac — Mau- 
ressac — Miremont — Puydaniel. — Venerque — Le Vernet. 

Canton de Carbonne{\\ com.; 8,705 h.; 14,501 hect.). — Bois-de-la- 
Pierre — Capens — Carbonne — Longages — Marquefave — Mauzac — 
Montaut — Montgazin — Noé — Peyssies ; — Saint-Sulpice. 

Canton de Cazèr es (10 com.; 10,807 h.; 10,401 hect.).— Boussens — 
Cazères — Couladère — Francon — Lescuns — Marignac-las-Pcyres — 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 59 

[artres — Mauran — Mondavezan — Montberaud — Montclar — Pala- 



Ma 

miny — Plagne — Le Pian — Saint-Michel — Sana. 

Canton de Cinlegabelle (6 corn.; 7,264 h. ; 15,500 hect.).— Caujac — 
Cintegabelle — Esperce — Gaillac-Toulza — Grazac — Marliac. 

Canton du Fousseret (15 corn.; 7,700 h.; 10,450 hect.). — Castelnau- 
Picampeau — Casties-la-Brande — le Fousseret — Fustignac — Gralens 

— Lafitte-Vigordanne — Lussan-Adeilhac — Marignac-las-Clares — Mon- 
tégut — Montoussin — Polastron — Pouy-de-Touges — Saint-Araille — 
Saint-Elix — Sénarens. 

» Canton de Montesquieu-Volvestre, (10 com. ; 7.722 h. ; 14,508 hect.). 
— Canens — Castagnac — Gouzens — Lahitère — Massabrac — Mont- 
brun — Montesquieu-Volvestre — La Peyrère — La Tour — Saint-Christaud. 
Canton de Bieumes (10 com. ; 8,107 h.; 19,1^0 hect.). — Beauf'ort — 
Bérat — Forgues — Labastide-Clermont — Lahage — Lautignac — Monès 

— Montgras — Montastruc-Savès — Le Pin — Plagnolle — Poucharramet 

— Rieurnes — Sabonnères — Sajas — Savères. 

Canton de Rieux (10 com. ; 5,759 h. ; 10,875 hect.). — Bax — Gensac 

— Gouttevernisse — Lacaugne — Lavelanet — Mailholas — Piieux — 
Saint-Julien — Salles — La Trape. 

Canton de Saint-Lys (11 com.; 0,051 h.; 10.241 hect.). — Bonrepos 

— Bragayrac — Cambernard — Empeaux — Fonsorbcs — Fontenilles — 
Lamasquèrc — Saiguède — Saint-Lys — Saint-Thomas — Sainte-Foy. 

Canton de Muret (20 com.; 15,472 h.; 24,252 hect.). — Eaunes — 
Le Fauga — Frouzins — Labarthe — Labastidette — Laçasse — Lagar- 
delle — Lavernose — Lherm — Muret — Pins-Justaret — Pinsaguel — 
Roques — Roquettes — Saint-Glar — Saint-IIilaire — Saubens — Seysscs 

— Villate — Villeneuve-lès-Cugnaux. 

Arrondissement de Saint-Gaudens (11 cant. ; 25G com.; 129,228 h.; 
212,772 hect.). 
Canton d'Aspet (22 com. ; 10,285 b. ; 24,570 hect.).— Arbas — Arbon 

— Arguenos — Aspet — Cabanac — Cazaunous — Chein-Deasus — Coule- 
doux — Gouret — Encausse — Estadens — Fougaron — Ganties — Her- 
ran — Izaut-de-1'IIôtel — Juzet-d'Izaut — Milhas — Montcaup — Portet- 
d'Aspet — Razecueillé — Sengouagnct — Soueich. 

Canton d'Aurignac (19 coin. ; 10,446 h. ; 19,089 hect.). — Alan — 
Aulon — Aurignac — Bâchas — Benque — Boussan — Bouzin — Cassa- 
gnabère-Tournas — Gazeneuve — Eoux — Esparron — Latouc — Mon- 
toulieu — Peyrissas — Peyrouzct — Saint-André — Saint-Élix-Scglan 

— Samouillan — Terrebasse. 

Canton de Bagnères-de-Luchon (51 com.; 9,027 h.; 29,555 hect.). — 
Antignac — Artigue — Bagnères-de-Luchon — Benqué-Dessous-et-Dessus 

— Billère — Bourg-d'Oueii — Castillon-de-Larboust — Gathervielle — 
Caubous — Cazarilh-Laspènes — Gazaux-de-Larboust — Cier-de-Luchon 

— Cirés — Garin — Gouaux-de-Larboust — Gouaux-de-Luchon — Jurvielle 

— Juzet-de-Luchon — Mayrègne — Montauban — Moustajon — ()o — 
Portet-de-Luchon — Poubeau — Sacourvielle — Saint-Aventin — Sainl- 
Mamet — Saint-Paul-d'Oueil — Sallcs-et-Pratvieil — Sodés— Tréhons. 



40 HAUTE-GARONNE. 

Canton de Boulogne (24 corn. ; 10,985 h. ; 22,681 hect.). — Blajan — 
Boulogne — Cardeilliac — Castéra-Vignolles — Charlas — Ciadoux — Es- 
canecrahe — Gensac — Larroquc — Lespuguc — Lunax — Mondilhan — 
Montgaillard-dc-Boulogne — Montmaurin — Nénigan — Nizan — Péguilhan 

— Saint-Ferréol — Saint-Lary — Saint-Loup — Saint-Pé-del-Bosc — 
Saman — Sarrecave — Snrremezan. 

Canton de l'Isle-en-Dodon (23 com.; 11,433 h.; 22.241 hect.). — 
Agassac — Ambax — Anan — Boissède — Castelgaillard — Coueilles — 
Fabas — Frontignan — Goudex — l'Isle-en-Dodon — Labastidc-Paumî's 

— Lilbac — Martiserre — Mauvezin-de-1'lsle — Mirambeau — Molas — 
Monlbernard — Montesquieu-Guitaut — Puymaurin — Riolas — Saint- 
Frajou — Saint-Laurent — Salherm. 

Canton de Montrejeau (17 com. ; 11,999 h. ; 15,386 hect.). — Ausson 

— Balesta — Bordes — Cazarilb-de-Montréjeau — Clarac — Cuguron — 
Cuing (Le) — Franquevielle — Lécussan — Loudet — Montrejeau — Ponlat- 
Taillebourg — Saint-Plancard — Sédeilhac — Les Tourreilles — Vil- 
leneuve-de-Lécussan. 

Canton de Saint-Béat (23 com.; 10,525 h. ; 19,840 hect.). — Argut- 
Dessous — Argut-Dessus — Arlos — Bachos-Binos — Baren — Bezins- 
Garraux — Boutx — Burgalays — Cazaux-Layrisse — Chaum — Cierp — 
Esténos — Eup — Fos — Fronsae — Gaud — Guran — Loge — Lez — 
Marignac — Melles — Saint-Béat — Signac. 

Canton de Saint - Bertrand - de - Comminges (23 com'. ; 12,185 h.; 
13,279 hect.). — Anlichan — Ardiége — Bagiry — Barbazan — Cier-de- 
Bivière — Frontignan — Galié — Génos — Gourdan — Huos — Labro- 
quère — Lourde — Luscan — Malvezie — Marlres-de-Rivière — Mont-de- 
Galié — Ore — Payssous — Pointis-de-Rivière — Saint-Bertrand — Saint- 
Pé-d'Ardet — Sauveterre — Valcabrère. 

Canton de Saint-Gaudens (21 corn.; 18,274 h. ; 18,999 bect.). — 
Aspret — Estancarbon — Labarthe-Inard — Labaithe-de-Rivière. — La- 
louret-Lalileau — Landortbe — Larcan — Lespiteau — Liéoux — Lodes — 
Miramont — Pointis-Inard — Régades — Rieucazé — Saint-Gaudens — 
Saint-Ignan — Saint-Marcet — Saux-I'omarèdc — Savarthès — Valentine 

— Villeneuve-de-Rivièie. 

Canton de Saint-Martory (12 com.; 5,656 h.; 8,902hect.).— Arnaud- 
Guilhem — Auzas — Beauchalot — Castillon — Le Fréchet — Lafitte- 
Toupière — Lestelle — Mancioux — Proupiary — Saint-Martory — Saint- 
Médard — Sepx. 

Canton de Salies (21 com. ; 11,815 h. ; 15,657 hect.). — Ausseing — 
Belbèze — Cassagne — Castagnède — Castelbiague — Figarol — Fran- 
cazal — His — Mane — Marsoulas — Mazères — Montastruc — Mon- 
tespan — Montgaillard — Montsaunès — Roquefort — Rouède — Saleich 

— Salies — Touille — Urau. 

Arrondissement de Toulouse (12 cant. ; 130 com. ; 209,096 h. ; 
159,979 bect.). 

Canton de Cadours (16 com.; 7,263 h.; 15,912 hect.). — Bellegarde 

— Belleserre — Brignemont — Cabanac — Cadours — Le Castcra — 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 41 

Caubiac — Cox — Drudas — Game — Le Grès — Lagraulet — Pelleport 

— Puysségur — La Réole — Vignaux. 

Canton de Castanet (15 corn. ; 4,676 h. ; 0,257 hect.). — Aureville — 
Auzeville — Auzielle — Castanet — Clcrmont — La Croix-Falgarde — 
Goyrans — Labège — Mervilla — Péchabou — Pechbusque — Rébigue — 
Saint-Orens — Vieille-Toulouse — Yigoulet. 

Canton de Fronton (18 com.; 12,191 h.; 23,595 hect.). — Bouloc — 
Bruguières — Castelnau-d'Estreîefonts — Cépet — Fronton — Gargas — 
Gratcntour — Labastide-Saint-Sernin — Lespinasse — Montjohe — Ondes 

— Saint-Jory — Saint-Rustice — Saint-Sauveur — Vacquiers — Yillariès 

— Villaudrie — Villeneuve-lès-Bouloc. 

Canton de Grenade (15 com.; 10,918 h.; 22,921 hect.). — Aussonne 

— Bretz — Le Burgaud — Daux — Grenade — Launac — Menville — 
Merville — Montégut — Saint-Gézert — Saint-Paul — Seilh — Thil. 

Canton de Léguevin (10 com. ; 5,656 h.; 15,028 hect.). — Brax — Las- 
serre — Léguevin — Lévignac — Mérenvielle — Pibrac — Plaisance — 
Pradère-les-Bourguets — Sainte-Livrade — La Salvetat. 

Canton de Montastruc (12 com.; 7,556 h.; 14.226 hect.). — Azas — 
Bazus — Bessières — Buzet — Garidech — Gémil — Lapeyrouse — Fossat 

— Montastruc — Montpitol — Paulhac — Roqueserrière — Saint-Jean- 
Lherm. 

Canton de Toulouse Centré (9 com. ; 46,440 h.; 5.494 hect.). — Cas- 
telmaurou — Montberon — Pechbonnieu — Roufliac — Sainl-Geniès — Saint- 
Jean — Saint-Loup — Toulouse — L'Union. 

Canton de Toulouse Nord (8 com.; 41,145 h.; 3,854 hect.). — Au- 
oamville — Castelginest — Fenouillet — Fonbeauzard — Gagnac — Lau- 
naguet — Saint-Alban. 

Canton de Toulouse Ouest (9 com.; 25,875 h. ; 11,900 hect.). — Beau- 
zelle — Blagnac — Colomiers — Cornebarrieu — Cugnaux — Mondonville 

— Portet — Tournefeuille. 

Canton de Toulouse Sud (11 com.; 58.684 h.; 8,478 hect.). — Bnlma 

— Beaupuy-Belpech — Drémil-Lafage-et-Montauriol — Flourens — Mon- 
douzil — Mons — Montrabé — Pin-Balma — Quint — Ramonville-Sainte- 
Agne. 

Canton de Verfeil (7 com.; 4,457 h.; 9,903 hect.). — Bonrepos — 
Gaure — Gragnague — Saint-Marcel — Saint-Pierre — La Valette — Ver- 
feil. 

Canton de Villemur (5 com. ; 6,235 h.; 9,950 hect.). — Bondigoux — 
Le Born — Layrac — Mirepoix. 

Arrondissement de Villefranche (6 cant. ; 93 com.; 54,157 h.; 
94,363 hect.). 

Canton de Caraman (19 com.; 9,074 h. ; 16,479 hect.).— Albiac — 
Auriac — Beauville — Le Cabanial — Cambiac — Caragoudes — Caraman 

— Le Faget — Francarville — Loubens — Mascarville — Maureville — 
Mourvilles-Basses — Prunet — La Salvetat — Saussens — Ségreville 

— Toutens — Vendine. 

Canton de Lanta (10 com.; 5,041 h. ; 10,691 hect.). — Aigrefeuille — 



42 HAUTE-GARONNE. 

Aurin — Bourg-Saint-Bernard — Lanta — Lanzervillc — Préserville — 
Saint-Pierre-de-Lages — Sainte- Foy-d'Aigrefeuille — Tarabel — Vales- 
villes. 

Canton de Montgiscard (20 corn.; 8,676 h.; 15,909 hect.). — Aigues- 
vives — Baziége — Belberaud — Belbèze — Corronsac — Deyme — Don- 
neville — Escalquens — Espanès — Fourquevaux — Issus — Labastide- 
Beauvoir — Montbrun — Montgiscard — Montlaur — Noueilles — Odars 

— Pompertuzat — Pouzes — Les Varennes. 

Canton de Nailloux (10 com. ; 7,847 h.; 15,860 hect.). — Auragne — 
Caignac — Calmont — Gibel — Mauvaisin — Monestrol — Montgeard — 
Nailloux — Saint-Léon — Seyre. 

Canton de Revel (15 com.; 11,890 h.; 16,557 hect.). — Bélesta — 
Le Falga — Juzes — Maurens — Montégut — Mourvilles - Hautes — 
Nogaret — Revel — Roumens — Saint-Félix — Saint-Julia — Vaudreuille 

— Le Vaux. 

Canton de Ville franche {21 com.; 11,629 h.; 19,076 hect.). — Avi- 
gnonet — Beauteville — Cessales — Folcarde — Gardouch — Lagarde — 
Lux — Mauremont — Montclar — Montesquieu — Montgaillard — Renne- 
ville '■ — Bieumajou — Saint-Germier — Saint-Borne — Saint- Vincent — 
Trébons — Vallègue — Vieillevigne — Villefranche — Villenouvelle. 

X. — Agriculture. 

Sur les 628,988 hectares du département, on compte : 

Terres labourables 575,000 hectares. 

Vignes. . . . 55,000 

Prairies naturelles et vergers 40,000 

Pâturages. . 20,000 

Bois et forêts, i 100,000 

Terres incultes , 20,000 

Superficies bâties, voies de transport, . 21,000 

En 1875, on comptait dans la Haute-Garonne 22,100 chevaux de 
ferme, 6,200 mulets, 5,000 ânes, 45,000 bœufs et taureaux, 72,100 
vaches ou génisses, 12,000 veaux, 258,500 animaux des races ovines 
du pays, 24,000 animaux des races ovines perfectionnées, 4,000 chè- 
vres et 100,000 porcs. Le produit des laines a été, la même année, 
de près d'un million de francs; 12,000 ruches d'abeilles ont donné 
42,000 kilogrammes de miel et 18,000 kilogrammes de cire. L'éle- 
vage des vers à soie a été entrepris dans quelques villages; il ne pro- 
duit encore annuellement que 5,000 à 4,000 kilogrammes de cocons. 

L'élève des dindons et surtout des oies grasses est une source d'a- 
bondants revenus pour la plupart des cultivateurs ; les pâtés de foies 
d'oie les plus renommés arrivent du Lauragais aux gourmets tou- 



AGRICULTURE. 45 

lousains, qui ne les consomment pas tous et les laissent s'exporter 
dans tout le Midi. Les pigeons sont très-nombreux dans les régions 
basses : toutes les fermes, tous les châteaux y possèdent de vastes 
colombiers, isolés en forme de tours. 

Au point de vue des productions agricoles, on peut diviser le dé- 
partement en deux régions. La première correspond aux montagnes 
et aux portions du territoire qui en sont le plus rapprochées. Les 
montagnes de la crête pyrénéenne et celles qui avoisinent la rive 
droite de la Garonne sont généralement dénudées, presque dès leur 
base. Quelques forêts de sapins apparaissent sur les montagnes de la 
rive gauche, au S. du port de Peyresourde ; plus au N., les massifs 
du Monné et de l'Antenac sont en partie couverts de chênes et de 
hêtres. Lorsque les contre-forts des Pyrénées, en s'étendant, dégénè- 
rent en simples collines, sur la rive droite du fleuve, il en est un 
certain nombre qui, entre leurs rochers arides, ne laissent voir que 
de maigres branches de buis. Jadis toutes étaient envahies par de 
vastes forêts; des spéculateurs avides les ont abattues, et les intem- 
péries ont consommé ces ravages volontaires en rejetant toute la terre 
végétale au fond des vallées. Aussi la population des villages élevés 
se voit-elle contrainte à chercher dans les grandes villes de France 
ou à l'étranger des moyens de subsistance : les cantons de Bagnères, 
de Saint-Béat et d'Aspet envoient chaque année des émigrants à 
Paris, en Amérique et en Algérie ; quelques-uns rentrent périodique- 
ment pour passer l'hiver dans leurs familles ; mais ceux-là ont par- 
couru les villes et les campagnes comme colporteurs ou en exerçant 
diverses industries, comme celles de chaudronniers, d'étameurs, etc. 

Les villages situés dans les vallées tirent plus facilement de leur 
sol les moyens de pourvoir à leurs besoins. De magnifiques prairies 
bordent la Garonne, interrompues par des champs de blé, de seigle, 
de maïs, appelé milloc dans le pays, d'excellents haricots et de pom- 
mes de terre. Le sarrasin ou mouriscou (petit Maure) est cultivé sur 
les plateaux; quand ses fleurs blanches s'épanouissent, à la fin du 
printemps, un vaste tapis de neige semble couvrir les campagnes, et 
plus d'un étranger s'étonne à leur aspect. Le lin est cultivé dans les 
cantons de Saint-Gaudens eL de Salies. Sur les pentes bien exposées 
s'étendent quelques vignes hautes ou hautains , ainsi nommées 
parce que les ceps y sont élevés en s'appuyant à des arbres fruitiers, 
des pêchers le plus souvent. Tous les produits de ces vignes sont con- 
sommés sur place. De nombreux châtaigniers se groupent en bosquets 
dans la plus grande partie de l'arrondissement de Saint-Gaudens. 

La seconde région agricole de la Haute-Garonne comprend les 
plaines et les plateaux éloignés des montagnes, à peu près les arron- 



44 HAUTE-GARONNE. 

disscments de Muret, de Villefranche et de Toulouse. C'est dans son 
ensemble la plus fertile et la plus variée dans ses productions. Les 
vignes basses y couvrent des coteaux entiers; leurs produits s'ex- 
portent; ceux qui proviennent des territoires de Fronton et de Villau- 
drie, entre la Garonne et le Tarn, jouissent d'une juste renommée ; 
ils acquièrent rapidement beaucoup de finesse, et peuvent alors se 
vendre comme vins ordinaires de Bordeaux. La Gironde en importe 
chaque année une certaine quantité pour servir à des coupages. Les 
pêches des environs de Cazères sont très appréciées sur les marchés 
de Toulouse. Le Lauragais fournit d'abondantes céréales, surtout du 
blé et du maïs; ce serait vraiment, comme le porte sa réputation, le 
jardin du Languedoc, si les procédés agricoles y étaient plus avancés 
Le lin, le chanvre, l'orge, le trèfle, l'avoine, le colza sont aussi cul- 
tivés dans l'arrondissement de Villefranche, de même que dans ceux 
de Toulouse et de Muret. Ces pays, malheureusement, ne donnent 
pas tout ce qu'on en pourrait tirer ; les méthodes nouvelles et les 
instruments perfectionnés y sont encore trop rarement employés, et 
la plupart des rivières, si l'on excepte l'Ariége et ses affluents, sont 
trop peu abondantes pour permettre des arrosages réguliers et suffi- 
sants. C'est pour obvier du mieux à ce dernier inconvénient que les 
propriétaires intéressés ont été appelés à souscrire pour l'établisse- 
ment du canal de Saint-Martory, qui, dans la ville de ce nom, prend 
à la Garonne 10 mètres cubes d'eau par seconde et les déverse 
sur les plaines de la rive gauche du fleuve, jusqu'à Toulouse. Quand 
toutes ses branches secondaires seront terminées, le canal de Saint- 
Martory dépassera 500 kilomètres de développement total. 

Au milieu de la seconde région agricole de la Haute-Garonne, les 
environs de Toulouse, dans un rayon de 15 kilomètres au moins, 
forment une région spéciale, consacrée à la culture maraîchère. Les 
produits de cette culture : melons, petits pois, asperges,' aubergines, 
patates, etc., sont absorbés presque en entier par les marchés de la 
ville et ceux de Baguères-de-Luchon. 



XI. — Industrie; mines: eaux minérales. 

L'habitant de la Haute-Garonne, habile à l'étranger, sait peu tirer 
parti des ressources que lui offre son pays natal. L'industrie est loin 
d'avoir pris dans le département un développement proportionné aux 
facilités naturelles qu'elle y pourrait trouver. Il n'y a pas longtemps 
que sont exploitées les mines de manganèse de Portet-de-Luchon , 
les gisements métallifères (plomb, cuivre, argent) des montagnes de 



INDUSTRIE; MINES ; EAUX MINÉRALES. 45 

Saint-Beat et de Bagnères, et cette exploitation est encore bien res- 
treinte. — Les marbres de Saint - Béat, rivaux du Carrare, ne 
sont pas aussi répandus qu'ils méritent de l'être ; la pierre calcaire 
de Gourdan, dure à la taille, mais d'aspect monumental, et à laquelle 
le temps donne parfois l'aspect du marbre, ne s'exporte guère au delà 
des arrondissements de Saint-Gaudens et de Bagnères-de-Bigorre. 
Fume (commune de Cassagne) et Séglan possèdent aussi des pierres 
à bâtir d'un grain plus tendre, mais d'une belle couleur jaune, qui 
ne sont guère utilisées, hors de la région, que par la Compagnie des 
chemins de fer du Midi. Même dans l'arrondissement de Saint-Gau- 
dens, où sont toutes ces richesses, on élève assez peu de construc- 
tions en pierre de taille. Le sable des rivières et les cailloux roulés 
qu'on retire soit des cours d'eau, soit des terres alluviales de la 
plaine, font les frais de la plupart des constructions ordinaires. Dans 
toute la région toulousaine, aussi bien pour les monuments somptueux 
que pour les bâtisses privées, les cailloux alternent avec la brique 
ou sont totalement remplacés par celle-ci. C'est à cet emploi général 
de la brique rouge que les plaines occidentales du Languedoc doi- 
vent ce caractère spécial de leurs édifices, caractère peu monumen- 
tal, car le soleil du Midi ne les revêt point, comme dans les Flandres 
et en Belgique, de cette teinte grise qui, dans ces régions, donne à 
la brique l'apparence de la pierre. La briqueterie, depuis l'antiquité, 
est une des industries qui comptent le plus d'établissements et qui 
occupent le plus de bras dans les environs de Toulouse ; le poète 
Ausone parle déjà, au quatrième siècle, des édifices de brique de cette 
ville, où l'on ne trouverait pas aujourd'hui une seule construction 
entièrement en pierre. 

Comme tous les départements pyrénéens, celui de la Haute-Garonne 
est riche en sources minérales; il possède même la station ther- 
male la plus célèbre et la plus fréquentée du Midi. On assure que 
Bagnères-de-Luchon attire les étrangers par sa situation merveil- 
leuse au milieu d'une incomparable vallée et au point d'où il est le 
plus facile de visiter toutes les montagnes centrales de la chaîne 
franco- espagnole; cela est vrai, mais il ne l'est pas moins que le 
nombre, l'énergie et la variété de ses eaux présentent à l'art médi- 
cal les plus précieux avantages et lui amènent au moins autant de 
malades que de touristes. Ces eaux sont sulfureuses et salines; elles 
émergent de près de 00 sources, diverses dans leur température, 
dans l'abondance et la nature de leurs éléments chimiques. Elles 
sont particulièrement efficaces contre les rhumatismes, les affec- 
tions sciofuleuses et lymphatiques, celles des voies respiratoires et 
quelques maladies spéciales. Les Romains ont connu et exploité ces 



46 HAUTE-GARONNE. 

sources ; aujourd'hui le nombre des baigneurs dépasse dix - mille' 
par an. Les eaux d'Encausse, les plus fréquentées après celles de 
Bagnères, sont classées parmi les eaux salines et agissent particu- 
lièrement sur les maladies de l'estomac ; celles de Ganties, ferru- 
gineuses crénatées, passent pour hâter la cicatrisation des blessures, 
des plaies, des ulcères, et pour calmer les affections nerveuses. Les 
trois sources de Barbazan, ferrugineuses et salines, agissent effica- 
cement sur les voies digestives ; elles ont à ce point de vue une. 
énergie spéciale, et les, baigneurs y afflueraient si un établissement 
plus commode et plus vaste était disposé pour les recevoir. Les 
établissements thermaux de Labarthe-de-Rivère r de Montespan et 
de Montégut-Ségla ont moins d'importance. 

Sans tenir encore parmi les villes françaises le rang auquel elle 
pourrait aspirer, Toulouse voit cependant s'augmenter tous les jours 
son activité industrielle., L'usine du Bazacle est un établissement 
de premier ordre. Un bras de la Garonne y met en mouvement ]es 
34 paires de meules d'une minoterie qui peut livrer de 60 à 70 
hectolitres de farine par heure, une papeterie, des laminoirs; une 
manufacture nationale de tabacs y produit annuellement un million 
de kilogrammes de tabacs en poudre, autant de tabac à fumer, et 
250,000 kilogrammes de cigares. Le moulin du Château-Narbonais 
mérite d'être cité après celui du Bazacle. Le Bazacle renferme encore 
une des trois grandes aciéries et fabriques de faux et de limes 
du département : les deux autres sont à la Terrasse près Carbonne 
et à Touille. Il se trouve aussi à Toulouse : des fonderies decaraclères, 
des ateliers de construction mécanique et de chaudronnerie, des» 
amidonneries, des fabriques de tissus de colon pt de lin, etc. 

Mazères, Saint-Martory, Labarthe-Inard renferment des papeteries; 
Saint-Gaudens , Valentine, Miramont, Boulogne et surtout Montrejeau, ( 
de nombreux métiers à tricots ; Valentine et Miramont des filatures 
de lai?ies; Boulogne, Blajan, Montmaurin, des fabriques de soieries; 
Saint-Gaudens et Valentine des fabriques d étoffes et de drap ; Mon- 
trejeau des tanneries et des mégisseries importantes ; Villemur 
des chapelleries ; Revel une fabrique de liqueurs renommée, etc. 



XII. — Commerce, chemins de fer, routes. 

Occupant une position tout à fait centrale au milieu de cette 
large dépression qui longe la base septentrionale des Pyrénées et met 
en communication les rivages de la Méditerranée avec ceux de 
F Atlantique, située en outre dans la magnifique plaine, large de 



COMMERCE, CHEMINS DE FER, ROUTES. 47 

20 kilomètres, où s'unissent la Garonne, l'Ariége,, le Gers, et au 
point de jonction du canal Latéral avec celui du Midi, à la ren- 
contre de quatre chemins de fer importants et de deux lignes secon- 
daires, Toulouse est appelée à devenir un des grands centres com- 
merciaux du Midi. C'est par elle principalement que sont exportés 
les produits naturels ou manufacturiers de la Haute-Garonne : les 
vins de Fronton et de Yillaudrie, les céréales et les pâtés de foie 
d'oie du Lauragais, les bois de construction, les fers ouvrés, les 
étoffes de laine et de coton, les tricots, etc. Elle expédie également 
les fers de l'Ariége, les blanquettes ou vins blancs de Limoux, les, 
vins de Gaillac, les eaux-de-vie et les céréales du département du 
Gers. L'Espagne y vient s'approvisionner de denrées de toutes sortes, 
et de son côté y amène ses mulets, qui, de là, sont dirigés sur 
l'intérieur de la France. 

Les principaux objets importés dans le département de la Haute- 
Garonne sont : les vins de Bordeaux, de Gaillac, du Languedoc et 
du Roussillon, les eaux-de-vie d'Armagnac, les fromages, particu- 
lièrement ceux de Gruyère, de Roquefort et d'Auvergne,, les, pâtes 
alimentaires, la houille des bassins de Garmaux et de Graisse^sac, 
les soieries de Lyon, les papiers, les cartons, etp. 

Dans plusieurs villes se tiennent des marchés importants: ceux 
du chef-lieu, trois fois la [semaine, n'ont pour objet que l'approvi- 
sionnement de la ville ; mais ceux de Cazères, de Revel, de Salies et 
surtout de Montrejeau donnent lieu à des échanges nombreux et 
considérables entre les habitants des campagnes. Les bœufs et les 
moutons vendus à Montrejeau sont renommés pour la qualité supé- 
rieure de leur viande. 

Le département est parcouru par huit voies ferrées, d'un déve* 
loppement total de 556 kilomètres î 

1° La ligne de Bordeaux à Celte, la plus importante, a dans le 
département 68 kilom., et y dessert les stations de Castelnau-d'Es- 
tretefonts, Saint-Jory, Lacourtensourt, Toulouse, Escalquens, Mont, 
laur, Baziége, Villenouvelle, Villefranche et Avignonet. 

2° La ligne de Toulouse à Paris, par Brive et Limoges, passe à 
Montrabé, Gragnague et Montastruc; sa longueur dans le départe- 
ment n'est que de 27 kilom. 

5° La ligne de Castelnaudary à Castres, sur un parcours de 
15 kilom. seulement, dessert les stations de Saint-Félix et de Revel. 
¥ La ligne de Toulouse à Bayonne parcourt le département 
sur sa longueur ; elle traverse cinq fois la Garonne et passe à Portet, 
Muret, Longages, Carbonne, Saint-Julien, Cazères, Martres-Tolosane, 
Boussens, Saint-Martory, Saint-Gaudens et Montrejeau ; quand, au- 



48 1IAUTE-GAH0NNE. 

delà de cette ville, elle atteint la limite des Hautes-Pyrénées, elle 
a parcouru 105 kilom. 

5° La ligne de Toulouse à Tarascon se détache à Portet de celle 

de Bayonne et dessert Pins, Venerque, Miremont, Auterive et Cinte- 

gabelle ; elle a parcouru 31 kilom. quand elle entre dans l'Ariége. 

6° L'embranchement de Boussens à Saint-Girons, sur 18 kilom. 

de parcours, dessert Mazères, Salies etMane. 

7° L'embranchement de Montrejeau à Ludion, long de 56 kilom., 
passe aux stations de Loures, Saléchan, Marignac et Cier-de-Luchon; 
il doit en partir une grande ligne internationale qui traversera la 
vallée de Saint-Béat, le val d'Aran, et aboutira en Espagne. 

8° La ligne de Toulouse à Auch, qui part du faubourg Saint- 
Cyprien, dessert, sur 36 kilom., Colomiers, Pibrac, Brax, Légue- 
vin et Mérenvielle . 

Après les chemins de fer, le canal du Midi et le canal Latéral 
méritent une mention spéciale, bien que leur importance ait beau- 
coup diminué depuis l'ouverture de la ligne de Bordeaux à Cette. 

Le canal du Midi, qui a immortalisé Riquet, fut creusé de 
1666 à 1684, pour relier la Méditerranée à la Garonne, et par la 
Garonne à l'Océan, lia 241 kilom. de longueur totale (279 kilom. 
avec les embranchements), dont 51 dans la Haute-Garonne, du bassin 
de Naurouse à Toulouse. Le bassin de Naurouse, situé dans le dépar- 
tement de l'Aude, près de la limite, recueille les eaux venues du 
bassin de Saint-Ferréol, nappe d'eau qui s'étend entre les dépar- 
tements de la Haute-Garonne, du Tarn et de l'Aude, près de Revel ; 
à ces eaux se joignent celles de quelques rivières descendues de la 
Montagne-Noire : c'est ainsi qu'est alimenté le canal du Midi. De 
Naurouse, il descend de 189 met. sur la Méditerranée et de 65 met. 
sur la Garonne. 11 se termine, à l'extrémité N.-O. de Toulouse, au 
bassin de l'Embouchure, d'où partent à leur tour le canal de 
Brienne ou Saint-Pierre, court embranchement de 1,450 met., et 
le canal Latéral, qui longe la Garonne sur une longueur de 195 kil. 
11 fut creusé, de 1858 à 1852, pour faciliter, entre Toulouse et 
Castets (Gironde), la navigation du fleuve. La longueur du canal jusqu'à 
la limite delà Haute-Garonne est de 25 kil. 

Au total, le département compte 10,587 kilomètres de voies de 
communication : 

8 chemins de ter . 550 kil. 

8 routes nationales 555 

56 routes départementales 918 

52 chemins vicinaux de grande communication. . . 925 

64 chemins vicinaux d'intérêt commun. , . . . . 777 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 49 

Un grand nombredc chemins de petite communication. 7,001 

3 rivières navigables: Garonne 113 1[2 

Ariége 24 

Tarn ........... 22 

5 canaux 77 lj2 



XIII. 



Dictionnaire des communes. 



Agassac , 445 h., c. de l'Isle-en- 
Dodon. 

Aigrefeuille, 146 h., c. de Lanla. 

Aiguesvives, 019 h., c. de Mont- 
giscard. 

Alan, 997 h., c. d'Aurignac. m — > 
Église du xm° s. — Restes d'un château 
des cvêques de Comminges (xv e s.). 

Alban (Saint-), 259 h., c. ^Nord) 
de Toulouse. 

Albiac, 210 h., c. de Caramau. 

Ambax , 265 h., c. de ITsle-en- 
Dodon. 

Anan, 544 h., c. de l'Isle-en-Dodon. 

André (St-), 586 h., c. d'Aurignac. 

Antichan , 524 h., c. de Saint-Bi r- 
trand. *»» — > Donjon du xi" s., perdu 
dans les bois et les ravins, appelé Vour- 
singlos (étable à porcs). 

Antignac, 172 h., c. de Bagnères- 
de-Luchon. m> — >■ Inscription romaine 
sur la porte de l'église. 

Araille (Saint-), 502 h., c. du 
Fousseret. 

Arbas, 797 h., c. d'Aspet. 

Arbon, 520 h., c. d'Aspet. 

Ardiége,515 h.,c. de Saint-Bertrand. 

Arguenos, 488 h., c. d'Aspet. 

Argut - Dessous , 594 h., c. de 
Saint-Béat. 

Argut-Dessus, 495 h., c. de St-Béat. 

Arlos, 267 h., c. de Saint-Béat. 

Arnaud - Guilhem , 454 h., c. de 
Saint-Martory. 

Artigue, 168 h., c. de Bagnères. 

Aspet, 2,591 h., ch.-l. de c. de l'arr. 
de Sainl-Gaudens. m — y Donjon cylin- 
drique, reste d'un château. 

Aspret, 191 h.,c. deSaint-Gaudens. 

Aucamville, 652 h., c. (Nord) de 
Toulouse. 

Aulon, 959 h., c. d'Aurignac. m — >■ 
Église romane; clocher du xiv' s.; clo- 
che de 1516. — Donjon ruiné du xi e s. 



Auragne, 604 h., c. de Naillnux. 

Aureville, 252 h., c. de Castanet. 

Auriac, 1,605 h., c. de Caraman. 

Auribail, 516 h., c. d'Auterive. 

Aurignac, 1,428 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Gaudens. m — ► Près du 
bourg, grotte à ossements. — Restes de 
remparts du xiv" s. .reliés à un château de 
la même époque dominé par un Beau 
donjon cylindrique. 

Aurin, 541 h., c. de Lan ta. 

Ausseing, 11)5 h., c. de Salies.»» — >- 
Sur une colline, à 628 met., ancienne 
tour , admirablement située. 

Ausson, 582 h., c. de Montrejeau. 

Auterive, 2,9ii h., ch.-l. de c. de 
Parrond. de Muret, sur la rive dr. de 
la Garonne ; sur la rive g. s'élève le 
faubourg de la Madeleine, qui est le 
quartier commerçant. 

Auzas, 522 h., c. de Saint-Martory. 

Auzeville, 521 h., c. de Castanet. 

Auzielle, 210 h., c. de Castanet. 

Aventin (Saint-), 520 h., dans la 
vallée de l'Arbousl. m — y Église remar- 
quable (mon. hist. '), du xu» s , sur- 
montée de deux clochers et renfermant 
le tombeau de saint Aventin, martyr 
du vin" s.; bénitier sculpté du xu" s.; 
grille du xui" s.; peinture du xn e ou du 
xiii" s.; deux inscriptions romaines. 

Avignonet , 1,857 h., c. de Ville- 
franche. »» — y Église du xiv" s., renfer- 
mant encore le banc qu'y occupaient, 
au xiii" s., les juges de l'Inquisition. 

Azas, 575 h., c. de Montastruc. 

Bâchas, 289 h., c. d'Aurignac. 

Bachos Bmos, 221 h., c. deSt-Déat. 

Bagiry, 270 h., c. de Saint-Bertrand. 

1. On appelle monuments historiques les 
édifices reconnus officiellement comme pré- 
sentant de l'intérêt au point de vue de l'his- 
toire de l'art, et susceptibles, pour cette 
raison, d'être subventionnés par l'Etat. 



50 



HAUTE-GARONNE. 



/ 



Bagnères de-Luchon, 4,012 hab.,i 
au confluent de la Pique et de l'One, 
dans une des plus charmantes vallées 
des Pyrénées, à 6*28 met., eh.-l. de c. 
de l'arrond. de Saint -Gaudens. m — > 
Établissement thermal, long île 97 met., 
bâti sur les ruines de thermes romains 
(deux inscriptions antiques), déioré 
à l'intérieur de peintures de Romain 
Cazes. — Nouvelle église romane, ornée 
de fresques du même artiste; clocher 
du xvi' s.— Casino. — Musée pyrénéen. 
— Promenades. 

Balesta, 451 h., c. de Montrejeau. 

Balma, 877 h., c. (Sud) de Toulouse. 

Barbazan, 484 h., c. de Saint-Ber- 
trand. m> — ►■ Château du xvn e s.— Chêne 
remarquable, s'élevant sur un roc isolé. 

Baren, 55 h., c. de Saint-Béat. 

Bax, 230 h., c. de Rieux. 

Baziége, 1,416 h., c. de Montgiscard. 
m> — >■ Colonne milliaire romaine, au 
fond de l'église. 

Bazus, 582 h., c. de Monta>truc. 

Béat (Saint-), 998 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Saint-Gaudens.»» — >-Châleau en 
ruine; donjon carré du xi° s., auquel 
est contiguë une jolie chapelle romane 
moderne; en avant de cette chapelle, 
statue de la Vierge (1856). — Église 
intéressante du xi e et du xn s., avec 
clocher à iircades de la même époque 
renfermant deux cloches du xvu e s. — 
Restes de fortifications du xv« s. 

Beauchalot , 409 h., c. de Saint- 
Martory. m* — >■ Tour carrée servant de 
clocher ; porche du xiv e s. 

Beaufort, "290 h., c. de Rieumes. 

Beaumont. 1,364 h., c. d'Auterive. 
m — >- Église : joli clocher en briques 
du xiv" s.; inscription et bas-relief de la 
même époque; dans le choeur, épitapbe 
de Jean de Carrière, surnommé l'avocat 
miracle. 

Beaupuy-Belpech, 189 h., c. (Sud) 
de Toulouse. 

Beauteville, 258 h., c. de Ville- 
franche. 

Beauville, 266 h., c. de Caraman. 

Beauzelle, 259 h., c. (Ouest) de 
Toulouse. 

Belberaud,562 h., c.de Montgiscard. 
Belbèze, 170 h., c. de Montgiscard. 
Belbèze, 795 h., c. de Salies. 



Bélesta, 215 h., c. de Revel. 

Bellegarde, 446 h., c. de Cadours. 
»» — >- Pèlerinage à Notre-Dame d'Alet. 
— Abbaye de Trappistes à Sainte-Marie- 
du-Déscrt. 

Belleserre, 95 h., c. de Cadours. 

Benque, 127 h., c. de Bagnères. 

Benque - d'Aurignac , 402 h., c. 
d'An rignac. 

Bérat, 1,018 h., c. de Rieumes. 

Bertrand-de-Comminges (Saint-), 
641 hab., ch.-l. de c. de l'arrond. 
de Saint-Gaudens , jadis capitale des 
Convènes et plus tard ville épisco- 
pale , composé aujourd'hui du fau- 
bourg du Plan, dans la plaine, et de 
quelques rues presque désertes occu- 
pant le sommet d'une colline aux flancs 
escarpés.»» — >■ Dans le faubour», débris 
informes d'un amphithéâtre, de bains, 
d'arcs de triomphe. — Dans la ville 
haute, restes des murs de l'ancienne 
citadelle romaine, percés de deux por- 
tes refaites, l'une portant une inscrip- 
tion du il* s. — Maisons du xvi* s. — 
Ancienne cathédrale (mon. hist . ), large 
vaisseau du xiv° s., entouré de cha- 
pelles. La voûte a 25 met. de hauteur. 
La première travée et son clocher sont 
du temps de saint Bertrand (fin du «• s.), 
ainsi que le précieux cloitre, au S. de 
la nef, dont un des piliers est formé 
des quatre statues des Evangélistes. 
Belle porte romane et inscriptions ro- 
manes sur la façade. A l'intérieur, dé- 
bris de beaux vitraux ; chœur entouré 
de soixante remarquables stalles de la 
Renaissance, exécutées en 1525 sous 
l'évèque Jean de Mauléon, ainsi que le 
maître-autel, le jubé et le curieux buf- 
fet d'orgues avec sa chaire ; derrière 
l'autel, tombeau vénéré de saint Ber- 
trand, dans un édicule du xv" s. ; ma- 
gnifique tombeau , en marbre, avec 
statue et statuettes, de l'évèque Hugues 
de Châtillon, qui termina la cathédrale 
en 1550 ; inscriptions des xni\ xiv° et 
xv' s. Dans le cloitre, tombeaux et in- 
scriptions curieuses des mêmes époques. 
Dans la sacristie, nombreux objets des 
xn*, XIII e , xiv" et xv* s., dont quelques- 
vms ont appartenu soit à saint Bertrand 
soit à Bertrand de Got, qui, après avoir 
été évêque de Comminges et archevêque 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



51 



«Je Bordeaux, devint pape, en 1305, sous 
le nom de Clément V. Contre l'église et 
le cloître, restes de fortifications. 

Bessières, 1,372 h.,c.de Montastruc. 

Bezins - Garraux , 229 h., c. de 
Saint-Béat. 

Billières , 77 h., c. de Bagnères. 
»» — *■ Deux cloches du xvi" s. 

Blagnac , 1,831 h., c. (Ouest) de 
Toulouse, «a» — > Eglise du xv" s. 

Blajan, 807 hab., c. de Boulogne. 

Bois - de - la - Pierre, 275 h., c. de 
Carbon ne. 

Boissède , 179 h., c. de lTsle-en- 
Dodon. 

Bondigoux, 455 h., c. de Villemur. 

Bonrepos, 260 li., c. de Saint-Lys. 

Bonrepos, 255 h., c. de Verfeil. 

Bordes, 662 h., c. de Montrcjeau. 

Born (Le), 412 h., c. de Villemur. 

Boudrac, 40-4 h., c. de Montrejeau. 

Bouloc, 788 h., c. de Fronton. 

Boulogne-sur-Gesse, l,8i6 hab., 
ch.-l. de c. de l'arr. de Sainl-Gaudens. 
m — >■ Église du commencement du 
xv" s.; chaire en pierre du xv" s. — 
Sur la Gesse, la Fontaine Divine (eaux 
minérales) jaillit dans le jardin de l'an- 
cienne abbaye de JNizors, dont il ne 
reste qu'un bâtiment voûté du xv" s. 

Bourg-d'Oueil , 105 h., c. de Pa- 
gnères. <#» — >■ Ancien château converti 
en auberge; bas-reliefs curieux. 

Bourg - Saint - Bernard, 1 ,031 h., 
c. de Lanta. 

Boussan, 656 h., c. d'Aurignac. 
m — >■ Kuines d'un château. 

Boussens, 515 h., c. de Cazères. 
m — *■ Eglise : clocher à arcades du 
xiv* s.; fonts baptismaux du xv e . 

Boutx, 860 h., c. de Saint-Béat. 
»» > Donjon du x" ou du «• s. 

Bouzin, 194 h., c. d'Aurignac. 

Bragayrac, 317 h., c. de Saint-Lys. 

Brax, 515 h., c. de Légucvin. m — > 
Château du xvi e s.; peintures relatives 
à l'histoire d'Henri IV. 

Bretx, 219 h., c. de Grenade. 

Brignemont, 803 h., c. de Cadours. 

Bruguiéres, 629 h., c. de Fronton. 
m — y Chapelle de N.-D. de Grâce, but 
de pèlerinage. 

Bruyère (La), 152 h., c. d'Auterive. 

Burgalays, 587 h., c. de Saint- 1 



Béat, m — ► Chapelle intéressante des 
x" et xii" s. 

Burgaud (Le), 781 h., c. de Gre- 
nade. 

Buzet, 1,528 h., c. de Montastruc. 

Gabanac, 140 h., c. d'Aspet. 

Gabanac, 362 h., c. de Cadours. 

Cabanial (Le), 497 h.,c. de Caraman. 

Cadours, 945 hâb., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Toulouse. 

Caignac, 583 h., c. de Nailloux. 

Calmont 1,957 h., c. de Nailloux. 

Cambernard 257 h., c. de St-Lys. 

Cambiac, 510 h., c. de Caraman. 

Canens, 199 h., c. de Montesquieu. 

Capens, 545 h., c. de Carbonne. 

Caragoudes,5t36h., c.de Caraman. 

Caraman, 2,185 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Villefranche. 

Carbonne, 2,577 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Muret, »» — > Église du xiv e s. 

Cardeilhac, (iS.'i h.,c. de Boulogne. 

Cassagnabère, 1,559 h., c. d'Auri- 
gnac. m — > Belle église moderne. 

Gassagne, 750 hab., c. de Salies. 
m — >- Motte féodale. 

Gaslagnac , 540 b., c. de Montes- 
quieu. 

Gastagnède, 203 h., c. de Salies. 

Castanet, 915 h., ch.-l. de c. de 
l'arrond. de Toulouse. 

Castelbiague, 457 h., c. de Salies. 

Castelgaillard, 255 h., c. de lTsle- 
en-Dodon. 

C istelginest, 471 h., c. (Nord) de 
Toulouse. 

Castelmaurou, 716 h., c. (Centre) 
de Toulouse. 

Castelnau - d'Estretefonts , 1 ,729 
h., c. de fronton. 

Castelnau - Picampeau, 481 h., c. 
du Fousseret. 

Castéra (Le), 732 h., c. de Cadours. 

Gastéra-Vignolles, 214 h., c. de 
Boulogne. 

Casties la Brande , 591 h., c. du 
Fousseret. 

Castillon-de-Luchon, 182 h., c. de 
Bagnères. m» — >■ Dans l'église, bénitier 
remarquable; cloche de 1579. 

Castillon-Saint-Martory , 608 h., 
c. de Saint -Martory. 

Cathervielle, 125 h., c. de Bagnè- 
res. m — > Cloches de 1546 et 1601. 



52 



AUTE-GAUONM. 



de c. 
g. de 



bap- 



Caubiac, 426 h., c. de Cadours. 
Caubous, 65 h., c. de Bagnèrcs. 
Caujac, 646 h., c. de Cintegabelle. 
Cazarilh, 560 l).,c. de Montrejeau. 
Cnzarilh Laspènes 100 h., c. de 
Bagnèrcs. #» — >■ Église romane. 
Cazaunous, 556 h., c. d'Aspet. 
Cazaux-de-1'Arboust, 258 h., c. 
de Bagnères. m> — >• Eglise du xn e s., 
ornée de peintures murales intéressan- 
tes du xv" s. 

Cazaux-Layrisse, 191 h., c. de 
Saint-Béat. 

Cazeneuve - Montant , 240 h., c. 
d'Aurignac. 

Cazères, 2,784 h., cli.-l. 
l'arr. de Muret, sur la rive 
Garonne, m — > Église du xiv 
tistère de la même époque. 
Cépet, 557 h., c. de Fronton. 
Cessâtes, 168 h., c. de Villelïanchc- 
Cézert (St-),526 h., c. de Grenade- 
Charlas, 516 h., c. de Boulogne. 
Chaum, 551 h.', c. de Saint-Béat. 
Chein-Dessus, 882 h., c. d'Aspet. 
Christaud (Saint-), 479 h., c. de 
Montesquieu. 

Ciadoux, 560 h., c. de Boulogne. 
Cier da-Luchon , 588 h., c. de lia- 
gnères. 

Cier-de-Rivière , 658 hab., 
Saint-Bertrand. 

Cierp, 885 h., c. de Saint-Béat 
Beau ebâteau moderne. — Bans l'église, 
cloebe du xvi e s. — Grottes. 

Cintegabelle, 5,501 hab., ch.-l. de 
c. de l'air, de Muret, m» — >- ïumulus. 
— Église du xiv s.; clocber octogonal; 
orgues, tableaux et autres meubles 
xvin' s.) provenant de l'abbaye de 
Boulbonne ; belle cuve baptismale en 
bronze du xm" s. — Beaux restes de 
'abbaye de Boulbonne fxvii" et xvm' s.). 
Cirés, 108 b., c. de Bagnères.*» — > 
Église du xv e s., deux belles cloebes 
de 1472 et 1500. 
Clar (Saint-), 520 h., c de Muret. 
Clarac, 464 h., c. de Montrejeau. 
Clermont, 490 h., c. de Castanet. 
Colomiers-Lasplane, 1,712 h., c. 
(Ouest) de Toulouse. 

Cornebarrieu, 780 h., c. (Ouest) de 
Toulouse. 

Coronsac, 295 b., c.de Montgiscard. 



c. 



Coueilles, 575 h., c. de lTsle-en- 
Bodon. 

Couladère, 586 h.,c. de Cazères. 
Couledoux, 650 h., c. d'Aspet. 
Couret, 226 b., c. d'Aspet. 
Cox, 740 II, c. de Cadours. 
Croix-Falgarde (La), 542 b., c. 
de Castanet. 

Cugnaux, 982 h., c. (Ouesl) de Tou- 
louse. 

Cuguron, 516 b., c. de Montrejeau. 

Cuing (Le) , 692 lu, c. de Montrejeau. 

Daux, 601 lu, c. de Grpnade. 

Deyme, 278 h., c. de Montgiscard. 

Donneville, 245 h., c.de Monlgtïcard. 

Drémil-Lafage, 486 h., c. (Sud) de 
Toulouse. 

Drudas, 414 h., c. de Cadours. 

Eaunes, 595 h., c. de Muret.*» — >■ 
L'église et les bâtiments conligus sont 
les restes d'une abbïtyc. 

Élix (Saint-), 695 lu, c. du Fous- 
seret. ♦» — *■ Château du xvr s. (Renais- 
sance), flanqué de quatre grosses tours 
et entouré de fossés; belles salles et pein- 
tures remarquables ; parc tracé par Le 
Nôtre. — Obélisque indiquant l'ancienne 
limite de la Gascogne et du Languedoc. 

ÉlixSéglan (Saint-), 214 h., c. 
d'Aurignac. 

Empeaux, 188 h., c. de Saint-Lys. 

Encausse, 564 b., c. d'Aspet. 

Éoux, 458 h., c. d'Aurignac. 

Escalquens, 588 h., c. de .Montgis- 
card. 

Escanecrabe, 685 h., c. de Bou- 
logne. 

Espanès, 258 b., c. de Montgiscard 

Esparron, 2851)., c. d'Aurignac. 

Esperce, 686 b., c. de Cintegabelle. 

Estadens, 1.580 b., c. d'Aspet. 

Estancarbon, 505 h., c. de Saint- 
Gaudens. 

Esténos. 281 b., c. de Saint-Béat. 

Eup, 50ti b., c. de Saint-Béat. 

Fabas, 855 b., c. de l'isle en-Bodon. 
m — > Bestes d'une abbaye de femmes. 

Faget (Le), 725 h , c. de Caraman. 

Falga (Le), 245 h., c. de Bevel. 

Fauga (Le), 516 h., c. de Muret. 
m- — y Pèlerinage à Nolre-Bame de 
l'Aouach. 

Félix (Saint-), 2,478 b., c. de Bevel. 
Clocher du xiv ? . 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



53 



Fenouillet, 820 h., c. de Toulouse. 

Ferréol (Saint-), 517 h., c. de Bou- 
logne, m — y Dans l'église, fonts baptis- 
maux du xiv* s. et croix processionnelle 
du xv". 

Figarol, 590 h., c. de Salies. 

Flourens, 423 h., c. (Sud) de Tou- 
louse. 

Foi-d'Aigrefeuille (Sainte-), 427 
h., c. de Lanta. 

Foi-de Peyrolières (Sainte-), 1 ,570 
h., c. de Saint-Lys. m — y Clocher du 
xiv" s. 

Folcarde, 168 h., c. de Villefranche. 

Fonbeauzard, 150 h., c. (Nord) de 
Toulouse. 

Fonsorbes, 870 h., c. de Saint-Lys. 

Fontenilles, 687 h., c. de St-Lys. 

Forgues, 287 h. c. de Rieumes. 

Fos, 1,350 h., c. de Saint-Béat. 

Fougaron, 528 h., c. d'Aspet. 

Fourquevaux, 611 h., c. de Mont- 
giscaid." 

Fousseret (Le), 2,122 h., ch.-l. de 
c. de l'arr. de Muret, ville bâtie au xiu° 
s. m — h Eglise du xv* s. 

Frajou (Saint-), 693 h., c. de l'Isle- 
en-Dodon. 

Francarville,510h.,c. de Caraman. 

Francazal, 82 h., c. de Salies. 

Francon, 448 h., c. de Cazères. 

Franquevielle, 848 h., c. de Mon- 
trejeau. 

Fréchet (Le), 216 h., c. de Saint- 
Martory. 

Fronsac, 466 h., c. de Saint-Béat. 
m — y Beau donjon et restes d'un châ- 
teau du xi'ou du xii e s.— Dans l'église, 
cloche de 1559. 

Frontignan, 290 h., c. de Saint- 
Bertrand. 

Frontignan-de-1'Isle, 157 h., c. de 
l'Isle-en-Dodon. 

Fronton, 2,445 h., ch.-l. de c. de 
l'air, de Toulouse. 

Frouzins, 522 h., c. de Muret. 

Fustignac, 209 h., c. du Fousseret. 

Gagnac,504h., c. (Nord) de Toulouse. 

Gaillac-Toulza, 1,754 h., c. de Cin- 
tegabelle. m — >■ Ruines de l'abbaye de 
Calers. 

Galié, 255 h., c. de Saint-Bertrand. 
m — >- Restes d'un château du xv e s. 

Ganties, 605 h., c. d'Aspet. 



Garac, 282 h., c. de Gadours. 

Garde (La) ou Lagarde, 577 h., 
c. de Villefranche. 

Gardelle (La) ou Lagardelle, 723 
h.,c.de Muret, m — > Clocher du xiv" s. 

Gardouch, 1,058 h., c. de Ville- 
franche. 

Gargas, 529 h., c. de Fronton. 

Garidech, 575 h., c. de Montastruc. 
m> — > Église du xv* s. 

Garin. 274 h., c. de Bagnères. m — >- 
Moraine d'un glacier qui remplissait toute 
la vallée d'Oo (4 lui. de long, sur 
1,500 met. de largeur). — Restes d'une 
ancienne tour télégraphique. — Église 
romane remaniée. — Chapelle de St-Pé ; 
petites figures romanes en marbre blanc 
encastrées dans la muraille; dans l'in- 
térieur, autel votif; cloche de 1548. 

Gaud, 526 h., c. de Saint-Béat. 

Gaudens (Saint-), 5,955 h., sur une 
éminence qui domine la plaine de la 
Garonne, à 404 met., ch.-l. d'arrond . 
m — y Église romane intéressante (mon. 
hist.), restaurée de nos jours; salle ca- 
pitulaire du xn" s.; portail du xvi* s.; 
peintures modernes. — Dans deux mai- 
sons particulières, beaux restes d'ar- 
chitecture provenant de l'abbaye dé 
Bonncfont. — Vue admirable sur la Ga- 
ronne et les Pyrénées. 

Gaure, 504 h., c. de Verfeil. 

Gémil, 187 h., c. de Montastruc. 

Génies (Saint-), 501 h., c. (Centre) 
de Toulouse. 

Génos, 299 h., c. de Saint-Bertrand. 

Gensac, 510 h., c. de Rieux. 

Gensac d'Aurignac, 579 h., c. de 
Boulogne. 

Germier (Saint-), 155 h., c. de Vil- 
lefranche. 

Gibel, 814 h., c. de Nailloux. 

Gouaux-de-1'Arboust, 156 h., c. de 
Bagnères. 

Gouaux-de-Luchon, 240 h., c. de 
Bagnères. m> — y Dans l'église, curieuses 
sculptures, deux cloches du xvi° s. 

Goudex, 108 h., c. de l'Isle-en- 
Dodon. 

Gourdan , 1,614 h., c. de Saint- 
Bertrand, m — y Sur une colline et 
dominant le confluent de la Garonne 
et de la Neste, restes d'un château du 
xi e ou du xn e s. — A Polignan, petit 



54 



HAUTE-GARONNE. 



séminaire bien situé; chapelle avec 
portail du xvr s. et boiseries de la Re- 
naissance. 

Gouttevernisse, 205b., c. de Rieux. 

Gouzens, 206 h., c. de Montesquieu. 

Goyrans, 160 h., c. de Castanet. 

Grâce-Dieu (La), 456 h., c. d'Aute- 
rive. m — ► Dans l'église , tombeau et 
statue de Sicard de Miremont (1280). 

Gragnague, 529 h., c. de Vert'eil. 

Gratens, 550 h., c. du Fousseret. 

Gratentour, 281 h., c. de Fronton. 

Grazac, 584 h., c. de Cintegabelle. 

Grenade, 5,975 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Toulouse. 

Grépiac, 541 h., c. d'Auterive. 

Grès (Le). 521 h., c. de Cadours. 

Guran, 265 h., c. de Saint-Béat. 
m — >■ Château des xvr et xvn e s. 

Hilaire (Saint-), 279 b., c. de Muret. 

Herran, 444 h., c. d'Aspet. 

His, 552 h.,, c de Salies. 

Huos, 621 h., c. de Saint-Bertrand. 

Ignan (Saint-), 540 h., c. de Saint- 
Gaudens. m — y Beau château moderne. 

Isle-en-Dodon (L'), 2,461 h., ch.-l. 
de c. de l'arr. de Saint-Gaudens. m — ► 
Église des xiv c et xv e s.; vitraux du xvi e s. 

Issus, 554 li., c. de Montgiscard. 

Izaut-de-1'Hôtel, 769 h.,c. d'Aspet. 
m — > Restes d'un château. 

Jean (Saint-), 544 h., c. (Centre) de 
Toulouse. 

Jean-1'Herm. (Saint-), 299 h., c. de 
Montastruc. 

Jory (Saint), 1,110 h., c. de Fronton. 
Ruines d'un château de la Renais- 



ance. 

Julia (Saint), 860 h., c. de Revel. 

Julien (Saint-), 406 h., c. de Rieux. 

Jurvielle, 100 h., c. de Bagnères. 

Juzes, 260 h., c. de Revel. 

Juzet-d Izaut 790 h., C. d'Aspet. 

Juzet-de-Luchon, 567 h., c. de 
Bagnères. *» — y Cascade. 

Labarthe, 514 h., c. de Muret. 

LabarJhe-de-Rivière, 1,502 h., c. 
de Saint-Gaudens. »» — ►■ Monument ro- 
main percé d'une niche renfermant jadis 
une statue de Mercure. 

Labarthe-Inard ou Labarthette, 
694 h., c. de Saint-Gaudens. 

Labastide-Beauvoir, 572 h., c. de 
Montgiscard. m — >- Châfau moderne. 



La bastide Clermont, 650 h., c. de 
Rieumes. m — ► Restes de l'abbaye des 
Feuillants, qui a donné son nom à une 
congrégation religieuse formée au xvir s. 

Labastide Paumes 557 h., c. de 
i'Isle-on-Doiion. m — > Château du xv e s. 

Labastide-Saint-Sernin, 252 h., c. 
de Fronton. 

Labastidette, 584 h., c. de Muret. 

Labége, 412 h., c. de Castanet. 

Labroquère, 515 h., c. de Saint- 
Bertrand. 

Laçasse, 545 h., c. de Muret. 

Lacaugne, 572 h., c. de Rieux. 

Lafitte-Toupière, 546 h., c. de Saint- 
Martory.- 

Lafitte-Vigordanne, 502 h., c. du 
Fousseret. m — y Dans l'église, cloche 
du xvi e s. — Château moderne. 

Lagraulet, 440 h., c. de Cadours. 

Lahage, 182 h., c. de Rieumes. 

Lahitère, 170 h., c. de Montesquieu. 

Lalouret-L alite au 502 h., c. de 
Saint-Gaudens. 

Lamasquère, 544 h. ,c. de Saint-Lys. 

Landorthe, 407 b.,c. de St-Gaudens. 

Lanta, 1,466 h., ch.-l. de c. de l'arr. 
de Villefianche. 

Larcan, 405 h., c. de Saint-Gaudens. 

Larroque, 1,042 h., c. de Boulogne, 
*» — *■ Donjon carré du xm' s., avec 
débris de remparts et chapelle. 

Lary (Saint-), 565 h., c de Boulogne. 

Lasserre, 589 h.,c. de Léguevm. 

Latoue, 748 h., c. d'Aurignac. 

Launac. 9iS h., c. de Grenade. 

Launaguet, 609 h., c. (Nord) de 
Toulouse. 

Laurent (Saint-), 547 h., c. de l'Isle- 
en-Dodon. m — *■ Restes d'un prieuré. 

Lautignac, 559 n., c. de Rieumes. 

Lauzerville, 165 h., c. de Lanta. 

Lavelanet,58 > h.,c. de Rieux. 

Lavernose, 528 h., c. de Muret. 

Layrac. 598 h., c. de Villemur. 

Lécussan, 475 h., c. de Montrejeau. 

Lége, 198 li., c. de Saint-Béat. 

Léguevin, 1,005 h., ch.-l. de c. de 
l'arr. de Toulouse. 

Léon (Saint-), 1,072 h., c. de Nail- 
luux. 

Lescuns, 10." h , c. de Cazères. 

Lespinasse, 281 h., c. de Fronton. 

Lespiteau. 154 h., c. de St-Gaudeus. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



55 



Lespugue, 287 h., c. de Boulogne. 
m — >- Beaux rochers et grottes sur la 
Save. — Ruines féodales du xiv° s. — 
Fossés de l'ancienne ville de Saint- 
Martin, détruite par les Maures. — 
Moulin de Gouerris, du xiv e s. 

Lestelle 577 h., c. de Saint-Mar- 
lory. »» — > Restes d'un château. 

Lévignac, 875 h., c. de Léguevin. 
m — >- Beau château moderne. 

Lez, 240 h., c. de Saint-Béat 
Donjon carré du x" ou du xi e s 

Lherm, 1.201 h., c. de Muret 



Liéoux, 182 h., c. de Saint-Gaudens. 

Lilhac, 408 h., c. de PIsle-en-Dodon. 

Livrade (Sainte-), 505 h., c. de Lé- 
guevin. 

Lodes, 580 h., c. de Saint-Gaudens. 

Longages, 1,017 h., c.deCarhounc. 

Loubens, 582 h., c. de Caraman. 

Loudet 568 h., c. de Montrejeau. 

Loup (Saint-), 262 h., c. (Gentre) de 
Toulouse. 

Loup (St-), 207 h., c. de Boulogne. 

Lourde, 515 h., c. de St-Brtrand. 

Lun*x, 180 h., c. de Boulogne. 




Église de Saint-Gaudens. 



Luscan, 121 h., c. de Saint-Bertrand. 
m* — >- Château moderne. 

Luscan- Adeilhac, 565 h., c. du 
.Fousseret. 

Lux, 265 h., c. de Villefranche. 

Lys (Saint-), 1,445 h., ch'.-l. de c. 
de l'air, de Muret, m — > Église ogivale 
moderne. 

Mailholas, 125 h., c. de Rieux. 

Malvezie, 479 h., c. de Saint-Ber- 
trand, m — >■ Grotte fortifiée. 

Marne t (Saint-), 509 h., c. de Ba- 



gnères. m> — >- Dans l'église, fresques de 
M. R.Cazes (1851). 

Mancioux, 494 h., c. de St-Martory. 

Mane. 742 h., c. de Salies. 

Marcel (St-) , 276 h.,c. de Verfen. 

Marcet (Saint-), 755 h., c. de Saint- 
Gaudens. m — » Église : clocher hexa- 
gonal du xiv e s.; portail de la Benais- 
sance. — Château ruiné du xm e s. 

Marignac, 678 h., c. de Saint-Béat. 
m — *■ Ruines d'un donjon. — Église en 
partie romane. — Chapelle de Saint- 



50 



HAlTE-GARONNE. 



Martin, convertie en grange (xi e s.). 
Marignac-las-Clares , 408 h., c. 

du Fou^ïeret. 

Marignac-las-Peyres , 086 h., c. 
de Cazères. 

Marliac, 513 h., c. do Cintegabellc. 

Marquefave, 782 h", c. de Car- 
bonne. 

Mar soûlas, 279 h., c. de Salies. 

Martiserre, 2-27 h., c. de l'ble-en- 
Dodon. 

ÏHartory (Saint-), 1,093 h., ch.-l. 
de c. de l'anond. de Saint-Gaudens. 
m — >• La gendarmerie et l'église con- 
servent des fragments romans enlevés 
à l'abbaye de Bonnefont. — Château du 
xvi e s. —Pont du xvm" s., précédé et 
suivi d'un arc de triomphe. —Château 
de Montpezat (xiu e s.). Ces ruines for- 
ment avec celles de Roquefort, situées 
en face au-delà de la Garonne (5 kil et 
demi a vol d'oiseau) , un des paysages 
les plus pittoresques du département. 
— Près de la Garonne, tour carrée men- 
tionnée dans un récit de Froissa r t. 

Martres, 1,679 h., c. de Cazè- 
res. m — y Fontaine de Saint- Vidian, 
but de pèlerinage. — Tour carrée, 
reste d'un prieuré (xi e s.). —Église du 
xiv e s., flanquée d'une tour octogonale 
avec flèche en pierre et renfermant des 
débris romains. 

Martres-de-Rivière, 514 h., c. de 
Saint-Bertrand. 

Mascarville, 232 h., c. de Carainan. 

Massabrac 220 h., c. de Montes- 
quieu. 

Mauran, 332 h., c. de Cazères. m — >■ 
Ruines d'un château du xv e s. — Dans 
l'église, fonts baptismaux avec bas-re- 
liefs du xiii' s. 

Mauremont, 27 i h., c. de Ville- 
franche. 

Maurens, 297 h., c. de Revel. 

Mauressac, 235 h., c. d'Auterive. 

Maure ville, 547 h., c. de Caraman. 

Mauvezin, 204 h., c. de l'isle-en- 
Dodon. 

Mauvezin, 485 h., c. de Nailloux. 

Mauzac, 457 h., c. de Carbonne. 

Mayrègne-et-Lost, 148 h., c. de 
Bagnères. m — > Église romane; cloche 
d"e 1518. 

Mazères, 544 h., c. de Salies 



Chapelle isolée du xi e ou du xu e s., 
dédiée à sainte Matrone. 

Médard (Saint-), 305 h., c. de 
Saint-Martory. 

Mettes, 918 h., c. de Saint-Béat. 

Menville, 230 h., c. de Grenade, 

Mérenvielle, 255 h., c. de Léguevin 

Mervilla, 94 h., c. de Castanet. 

Merville, 1,181 h., c. de Grenade. 

Michel (Saint-), 559 h., c. de Cazè- 
res. »>» > Buines d'un château. 

Milhas, 860 h., c. de Saint-Gaudens. 

Mirambeau, 174 h., c. de flsle-en- 
Dodon. 

Miramont, 1,560 h., c.de St-Gaudens. 

Miremont, 1.2(35 h., c. d'Auterive. 

Mirepoix, 442 h., c. de Villemur . 

Molas, 496 h , c. de l'lsle-en-Dodon. 

Moncaup, 508 h., c. d'Aspet. 

Mondavezan, 805 h., c. de Cazères. 

Mondilhan, 500 h., c. Boulogne. 

Mondonville, 550 h., c. (Ouest) de 
Toulouse. 

Mondouzil , 145 h. , c. (Sud) de 
Toulouse. 

Monés, 116 h., c. de Bieumes. 

Monestrol, 241 h , c. de Nailloux. 

Mons, 525 h., c. (Sud) de Toulouse. 

Mont-de-Galié, 115 h., c. de Saint- 
Bertrand. 

Montastruc, 1,059 h., ch.-l. de c. 
de l'anond. de Toulouse. 

Montastruc, 202 h., c. de Rieumes. 

Montastruc Lannes, 945 h., c. de 
Salies. 

Montauban, 555 h., c. de Bagnères- 
de-Luclion. m> — > Église ogivale mo- 
derne. — Cascade. 

Montaut, 620 h., c. de Carbonne. 
**> — >■ Château ruiné. 

Montberaud, 565 h., c. de Cazères. 

Montbernard, 759 h., c. de l'lsle- 
en-Dodon. 

Montberon, 480 h., c. (Centre) de 
Toulouse. 

Montbrun, 1 ,480 h. , c.de Montesquieu . 

Montbrun, 580 h.,c. de Montgiscard. 

Montclar, 216 h., c. de VilleiVanche. 

Montclar, 266 h., c. de Cazères. 

Montégut, 579 h. c. de Revel. 

Montégut-Séglan, 252 h., c. du 
Fousseret. 

Montégut sur-Save 471 h., c. de 
Grenade. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



57 



Montespan, 891 h., c. de Salies. 
m» — y Ruines importantes d'un château. 
Montesquieu Gui taut, 066 h., c. de 
l'Jsle-en-Dodon. 

Montesquieu - Lauragais , 1,088 
h., c. de Villefranclie. 

Montesquieu-Volvestre, 5,880 h., 
ch.-l. de c. de l'arrond. de Muret, m — ►■ 
Ancienne tour. 

Montgaillard, 149 h., c. de Bou- 
logne. 

Montgaillard. 327 h., c. de Salies. 
Montgaillard, 556 h., c. de Ville- 
franche. 
Montgazin, 292 h., c. de Carbonne. 
Montgeard, 555 h., c. de Naillouv. 
»» — >- Ruines importantes d'un châ- 
teau des chevaliers de Malte. 

Montgiscard , 955 h., ch.-l. de c. 
de l'arrond. de VilleCranche. 
Monfgras, 150 h., c. de Rieumes. 
Montjoire, 746 h., c. de Fronton. 
Montlaur, 572 h., c. de Montgiscard. 
Montmaurin, 444 h., c. de Boulo- 
gne. »» — >- Ruines de bains romains 
près de la Save. — Grotte de Bacuran. 
Montoulieu, 557 h., c. d'Aurignac. 
Montoussin, 214 h., c. du Fousseret. 
Montpitol-ia Soulade, 299 h., c. de 
Montastruc. 

Montrabé, 255 h., c. (Sud) de Tou- 
louse. 

Montrejeau , 5,081 h., ch.-l. de c. 
de l'arrond. de Saint-Gaudens. »» — >- 

— Halles du xvi e s. — Beau pont de 
pierre de cinq arches, sur la Garonne. 

— Pont de trois ;irches pour la ligne de 
Toulouse à Buyonnc. — Beau parc de 
M. de Lassus-Bizous. — Du haut de la 
ville, vue magnifique sur les vallées de 
la Neste, de la Garonne, et sur la plus 
grande partie des Pyrénées. 

Montsaunès, 506 h., c de Salies. 
»» > - Belle église romane de la fin du 
xn" s. (mon. hist.) ; deux curieux 
portails; vieille chaire du xiv° s. 

Mourvilles-Basses, 215 h., c. de 
Car aman. 

Mourvilles- Hautes, 258 h., c. de 
Revel. 

Moustajon, 91 h., c. de Bagnères. 
m — > Tour à signaux du xiv" s. 

Muret, 5,956 h., sur la rive g. de la 
Garonne, ch.-l. d'arr. m > Clocher du 



xv s., avec flèche en briques ; dans l'é- 
glise, crok prise à Bomarsund (mer Balti- 
que) enl854. — Statue du maréchal Nid. 
Nailloux, 1,302 h., ch.-l. de c. de 
l'arrond. de Villefranclie. 
Nénigan, 121 h., c. de Boulogne. 
Nizan, 296 h., c. de Boulogne. 
Noé, 827 hah., c. de Carbonne. 
Nogaret, 220 h., c. de Revel. 
Noueilles, 262 h., c. de Montgiscard. 
Odars, 283 h., c. de Montgiscard. 
Ondes, 445 h., c. de Fronton. 
Oo, 558 h., c. de Ragnères. m — >- 
Lac et cascade de Séculéjo (V. pp. 14 et 
17). — Église romane. — Tour du xv c s. 
Ore, 581 h., c. de Saint-Bertrand. 
Orens (Saint-), 596 h., c. de Cas- 
tanet. *» — > Église du xn* s. 

Palaminy, 795 h., c. de Cazères. 
»» — >- Ancien château. 
Paul (St-), 555 h., c. de Grenade. 
Paul-d'Oueil (Saint), 256 h., c. 
de Bagnères. *» — >- Cloche de 1545. 
Paulhac, 649 h., c. de Montastruc. 
Payssous, 295 h., c. de St-Bertrand. 
Pé-d'Ardet (Saint-), 641 h., c. de 
Saint-Bertrand, m — >■ Église (xi° s.), an- 
cienne chapelle d'un château dont il 
reste le donjon, servant de clocher, et 
quelques murs d'enceinte ; dans les 
murs sont encastrées des sculptures 
romanes et une frise mérovingienne. 
Pé-del-Bosc (Saint-), 280 h., c. de 
Boulogne. 
Péchabou, 186 h., c. de Castanet. 
Pechbonnieu, 489 h., c. (Centre) 
de Toulouse. 
Pechbusque, 140 h , c. de Castanet. 
Péguilhan, 669 h., c. de Boulogne. 
Pelleport,429 h., c. de Cadours. 



Peyrère (La), 294 
lesquicu. 

Peyrissas, 545 h., 



h., c. de Mon- 



d'Aurignac. 
551 h., c. de Mon- 



Peyrouse (La), 

tastruc. 
Peyrouzet, 195 
Peyssies, 255 h 
Pibrac, 914 h., c 

Pèlerinage très-fréi 
de sainte Germaine, 

— Maison où naquit sainte Germaine. 

— Château de Gui du Faur de Pibrac, 
de la lin du xvi" s. 

Pierre (SI-), 224 h., c. de Verfeil. 



h., c. d'Aurignac. 
, c. de Carbonne. 
deLéguevin. *» — ►■ 
uenté au tombeau 
bergère de Pibrac. 



58 



HAUTE-GARONNE. 



Pierre -de-Lag es (Saint), 278 h., 
c. de Lanta. 

Plancard (Saint-), 1,055 h., c. do 
Montrejeau. 

Pin Balma (Le), 229 h., c. (Sud) de 
Toulouse. 

Pin Murât et (Le), 418 h., c. de 
Ri eu mes. 

Pins-et-Justaret, 29:2 h., c. de 
Muret. 

Pinsaguel, 401 h., c. de Muret. 

Plagne, 190 li., c. de Cazères. 

Plagnole. 521 h., c. de Rieumes. 



Plaisance, 1,166 h., c. de Lésruevin. 

Plan (Le), 1,034 h., c. de Cazères. 

Pointis-de-Rivière, 949 h., c. de 
Saint-Bertrand, m — *• Donjon du xui' s. 

Pointis-Znard, 1,161 h., c. de Saint- 
Gaudens. 

Pulastron, 197 h., c. du Fou s seret. 

Pompertuzat, 542 h., c. de Montgis- 
card. 

Ponlat-Taillebourg-, 699 h., c. de 
Montrejeau. 

Portet, 1,042 h., c. (Ouest) de Tou- 
louse. 




Maison de sainte Germaine, à Pibrac. 



Portet-d'Aspet, 884 h., c. d'Aspet. 
Portet de-Luchon. 135 h., c. de 

Bagnères. m — >- Cloche de 1468. 

Poubeau, 68 h., c. de Bagnères. 

Poucharramet 724 h., c. de Hieu- 
mes. m — ► Égli>e du xiv s., contiguë 
à un bâtiment de la même époque. 

Pouy-de-Touges, 569 h., c. du 
Fou-serel 

Pouzes, 174 li., c. de Montgiscard. 

Pradére, 166 h., c. de Léguevin. 

Préserville, 456 h., c. de Lanta. 



Proupiary, 224 h., c. de Saint- 
Martory. m — >- Ruines de la célèbre 
abbaye de Bonnet'ont, fondée en 1136. — 
A la Peyi ère, construction romane. 

Prunet, 175 h., c. de Caraman. 

Puydaniel. 241 h., c. d'Auterive. 

Puymaurin, 1,041 h., c. de l'isle- 
en-Dodoii. 

Puysépur, 289 h., c. de Cadours. 

Quint, 314 h., c. (Sud) de Toulouse. 

Ramonville, 469 h., c. (Sud) de Tou- 
louse. 




Cathédrale de Toulouse. 



(il) 



IIAUTE-GAKONNE. 



Razecueillé, G00 h., C. d'Aspet. 

Rebigue, 196 h., c. deCastanet. 

Regades, 224 h., c. de St-Gaudens. 

Renneville, 359 h., c. de Ville- 
franche. 

Réole (La), 316 h., c. de Cadours. 

Revel, 5,019 h-, ch.-l. de c. de Pair. 
de Villelïanclie. m — >- Bassin de Saint- 
Ferréol. 

Rieucazé, 120 h., c.de St-Gaudens. 

Rieumajou, 187 h., c. de Ville- 
franche. 

Rieumes, 2,231 h., ch.-l. de c. de 
l'an*, de Muret. 

Rieux, 2,051 fa., ch.-l. de c. de l'arr. 
de Muret, m — > Ancienne cathédrale, 
du xiv° s.; heau clocher octogonal. — 

— Pont du xvu e s. — Tourelle de l'an- 
cien palais épiscopal. 

Riolas, 125 h., c. de PIsle-en-Dodon. 

Rome (Sain(-), 141 h., c. de Ville- 
ranche. 

Roquefort, 813 h., c. de Salies. 
»» — >- Ruines d'un vaste château fort 
(V. Saint-Mai tory). — Belle église ro- 
mane moderne ; sculptures fort riches. 

— A Balesta, château ruiné du xv e s. 
Roques, 590 h., c. de Muret. 
Roqueserrière, 482 h., c. de Mon- 

tastruc. 

Roquettes, 140 h 

Rouède, 587 h., < 

Rouifiac, 571 h., 
louse. 

Roumens, 295 h. 

Rustice (Saint-) 



c. de Muret. 

de Salies. 
. (Centre) de Tou- 

c. de Revel. 
276 h., c. de 
Fronton. »» — >- Eglise romane. — Camp 
romain. 

Sabonnéres, 578 h., c. de Rieumes. 

Sacourvielle, 111 h., c. de Ba- 
gnéres. m — >■ Église romane; clocher 
très-curieux ; cloche du xiv e s. 

Saiguêde, 550 h., c. de Saint-Lys. 

Sajas, 268 h., c. de Rieun es. 

Saleich, 724 h., c. de Salies, com. 
composée de plusieurs villages, dont les 
principaux sont : le Château, dominé 
par la chapelle de N.-D.-de-Vullatès, but 
de pèlerinage ; Noustcns, au pied d'une 
colline de 6()4 met.; Saleich-Vieille. 

Salherm, 298 h., c. de l'Isle-en- 
Dodon. 

Salies sur-Salat, 854 h., ch.-l. de 
c. de Pair, de Saint-Gaudens, sur le Su- 



int, m — >■ Donjon et chapelle, restes 
d'un château des comtes de Comminges 
(xu e et xiv" s.). — Halle du xv* s. — 
Château de Barthère (xvn e s.). 

Salles, 517 h., c. de Rieux. 

Salles-et-Pratvieil, 172 h., c. de 
Bagnères. 

Salvetat (La), 270 h., c. de Légue- 
vi n . 

Salvetat (La), 180 h., c. de Ga- 
ra nia n. 

Saman, 577 h., c. de Boulogne. 

Samouillan, 562 h., c. d'Aurignac. 

Sana, 164 h., c. de Cazèrcs. 

Sarrecave, 186 h., c. de Boulogne. 

Sarremezan, 275 h., c. de Boulogne. 
m — >- ChapelledeSaint-Julien,du xm's. 
— Château du xv e s. ; bel escalier. 

Saubens, 250 h., c. de Muret, m — ► 
Camp romain. — Eglise romane. 

Saussens, 190 h., c. de Caraman. 

Sauveterre, 1,844 h., c. de Saint- 
Bertrand , com. composée de 11 vil- 
lages : Bagen, le Barry, Boucou, 
Bruncan, Garnère , Gége , Gesset, 
llhan, Lezan, Lô et Beston. m — ► A 
Bagen, château du xvn e s. — Donjon, 
sur une colline de 567 met. 

Sauveur (St-), 567 h., c. de Fronton. 

Saux - Pomarède, 201 h., c. de 
Saint-Gaudens. 

Savarthès, 268 h., c. de St-Gaudens. 

Savêres, 575 h., c. de Rieumes. 

Sédeilhac, 285 h., c. de Montrejeau. 

Ségreville, 222 h., c. de Caraman. 

Seilh, 552 h., c. de Grenade. 

Sénarens, 251 h., c. du Fousserel. 

Sengouagnet, 1,177 h., c. d'Aspet. 

Sepx, SCO h., c. de S;iinl-Martory. 

Seyre, 192 h., c. de Nailloux. 

Seysses-Tolosane, 1,451 h., c. de 
Muret, m»—. > Belle église de 1784-1790. 

Signac, 196 h., c. de Saint-Béat. 

Sodé, 116 h., c. de Bagnères. 

Soueich, 855 h., c. d'Aspet. 

Sulpice de-Lézat (Saint-), 1,340 h., 
c. deCarbonne. 

Tarabel, 424 h., c. île Lanta. 

Terrebasse, 502 11., c. d'Aurignac. 

Thil, 885 h., c. de Grenade. 

Thomas (St-), 565 h., c. de Saint-Lys. 

Touille, 746 h., c. de Salies, m — *■ 
Château moderne, dans le style duxv* s. 

Toulouse, 131,612 fa., ch.-l. du dé 



ii;i!i:i!i4.;wjjiiïJh':;.|i'Ji ii ; 



\.\ 




62 



HAUTE-GARONNE. 



part., d'un arrondissement et de cinq 
cantons, située entre la rive dr. de 
la Garonne et le canal du Midi, dans 
une plaine, à 154 met. d'altitude, par 
45° 56,47" de latitude N. et 0° 52' 51" de 
longitude 0. La ville, qui occupe un 
vaste espace, mais dont les rues, sauf 
quelques voies nouvelles, sont générale- 
ment trop étroites, est la plus curieuse 
du Midi, pour ses monuments. Elle est 
réunie à son faubourg Saint-Cyprien 
par un beau pont de pierre, dit le Pont- 
Neuf, construit de 1545 à 1626. »» — > 
Sur la route de Blagnac, restes informes 
de l'ancien amphithéâtre romain. — 
Cathédrale Saint-Etienne (mon. hist.), 
assemblage disgracieux de deux églises 
inachevées, qui, si elles étaient com- 
plètes, formeraient chacune un fort 
beau monument; façade composée d'un 
portail du xv e s., d'une rose du xra* s. 
et d'une haute tour du xvi e s. ; nef du 
commencement du xin" s., remarquable 
par sa largeur et la hardiesse de ses 
voûtes ; chœur commencé en 1272. Tom- 
beaux des xvn c et xviii" s., stalles du 
xvu c s., restes d'anciens vitraux des 
xiV, xv e et xvi e s., tableaux remarqua- 
bles. — Église St -Saturnin ou St-Scrnin 
(mon. hist.), reconstruite du xr auxiv 
s., dans un style homogène, et restaurée 
de nos jours. C'est le plus bel édifice 
roman qui existe. Elle a cinq nefs, dont 
deux font exactement le tour de la basi- 
lique, en embrassant même son long 
transsept ; sa longueur totale est de 
115 met. Au centre de la croix se dresse 
un élégant clocher du xiu e s., cou- 
ronné d'une flèche en maçonnerie et 
dont la croix s'élève à 67 mètres du sol. 
Deux portes jumelles s'ouvrent sur la fa_ 
çadeetàl'extrémitédechaquecroi*illon; 
l'entrée principale au S. de la nef, 
est ornée de sculptures et précédée 
d'une autre porte, bâtie au xvi' s., par 
le célèbre Nicolas Bachelier. A l'inté- 
rieur, on remarque surtout les tribunes 
les stalles duxvi's., un grand christ du 
xi e s., et surtout la crypte, vénérable 
sanctuaire célèbre dans le monde entier 
par le nombre et l'importance des reli- 
ques insignes qui y sont réunies. Ces 
reliques furent en grande partie appor- 
tées des croisades par les comtes de 



Toulouse, dont les tombeaux, aujour- 
d'hui mutilés, se voient sous une »rando 
arcade, à côté des doubles portes du 
croisillon S. — Église de la Datbade 
(mon. hist.), des xiv e et xv e s., an- 
cienne propriétédes chevaliers de Malte; 
énorme tour gotbique ; charmant portail 
de la Renaissance. — Église du Taur 
(mon. hist.), du xiv c et du xv c s. 
curieux clocher; chœur au plan bizarre; 
fresque du xiv" s. — Église de la 
Daurade (xviu e s.), jadis abbatiale. — 
Saint- Nicolas, au faubourg Saint- 
Cyprien, présente un cloeber du xiv" s. 

— La chapelle du grand séminaire, du 
xvn" s., a conservé de belles peintures 
de Despax. — L'église des Jacobins, 
aujourd'hui chapelle du lycée, est une 
imposante construction des xiu* et xiv e s. 
(mon. hist.), qui a servi de prototype à 
plusieurs églises de Dominicains : elle 
a deux nefs égales, dont les voûtes 
s'élèvent à 26 met. de hauteur. Le clo- 
cher , fort élégant , est privé de sa 
flèche. A côté de l'église, restes d'un 
cloitre, salle capitulaire et réfectoire 
de proportions ravissantes, ornés d'an- 
ciennes peintures. — De l'ancienne 
Chartreuse, il reste une église des xu° 
et xm e s., avec son beau portail roman, 
et un remarquable tombeau du xn" s. 

L'hôtel de ville de Toulouse, le Ca- 
pitule, offre de curieux bâtiments des 
xiv", xv e et xvi" s., de magnifiques salles 
dont l'une, dite des Illustres, renferme 
les bustes ou les statues des hommes 
célèbres nés à Toulouse ou dans le Lan- 
guedococcidental ; l'immense façade est 
un placage du xvm e s. L'aile de droite 
est occupée par le Grand-Théâtre. Le 
Capitule forme un des côtés de la place 
qui a pris son nom et qui est la plus 
belle de Toulouse. — Hôtel de la Divi- 
sion militaire (1866). — Hôtel-Dieu 
Saint-Jacques et hospice delà Grave, 
avec coupole, au faubourg Saint-Cy|irien. 

— Deux châteaux d'eau; le plus ancien, 
en forme de tour ronde, date de 1824. 

— Maison du xui» s. (rue Croix-Bara- 
gnon); près de Saint-Sernin, grande 
maison à tourelles du xiv" s., appelée le 
Collège Saint-Raymond, et tour du 
xii c s. ; maisons du xv e s. Jlais les types 
les plus beaux de l'architecture, à Tou- 



,,.:!! 




64 



HAUTE-GARONNE. 



]ousc, sont les hôtels dont l'a enrichie la 
Renaissance. Les plus remarquables sont 
ceux à'Assezat,àe Felzins, de Fleyres, 
et la Maison de Pierre, ainsi nommée 
de sasplendide mais lourde façade ajou- 
tée en 1612, et qui est entièrement bâtie 
de pierres de taille. L'hôtel Saint-Jean, 
près de la Dall)ade, n'est que du xvm' s. 

— Le lycée comprend dans ses dépen- 
dances, outre les Jacobins (V. ci-dessus), 
l'ancien hô'tel Bemny, qui date du xv" s., 
mais dont la petite cour est un char- 
mant spécimen de la Renaissance. 

— Le musée, un des plus riches des dé- 
parlements, surtout en antiquités romai- 
nes, occupe l'ancien couvent des Augus- 
tins, remarquable par son grand cloître 
gothique et son petit cloître de la Re- 
naissance. — Jardin des plantes, avec 
collections d'histoire naturelle. — Sur le 
massifqui joint les ponts Jumeaux, sur 
les canaux du Midi et deBrienne, grande 
sculpture en marbre de Carrare, exé- 
cutée à la lin du xvnr s., par Lucas. 

Tour (La), 254 h.,c.de Montesquieu. 

Tournefeuille, 709 h., c. (Ouest) de 
Toulouse. 

Toutens, 220 h., c. de Caraman. 

Tourreilles (Les), ou Lastour- 
reilles, 703 h., c. de Montrejeau. m> — >• 
Motte féodale entourée de fossés. — 
Restes d'un édicule romain. 

Trape (La), 940 h., c. de Rieux. 

Trébons, 47 h., c. de Bagnères.»» — >- 
Tour de Castelblancat (xm" s.). 

Trébons, 449 h., c. de Villefranche. 

Union (L'), 488, h., c. (Centre) de 
Toulouse. 

Urau, 503 h., e. de Salies. 

Vacquiers, 635 h., c. de Fronton. 

Valcabrère, 259 h., c. de Saint-Ber- 
trand, m — > Antiquités, vestiges de la 
cité de Lugdunum. — Château ruiné de 
Castelbert. — Église St-Just(mot). hist.) ; 
le chœur est un des spécimens les plus 
précieux qu'il reste en France de l'archi- 



tecture antérieure aux" s.; inscriptions 
romaines très-remarquables; épitaphes 
du moyen âge ; très-beau portail du xn" 
s., orné de quatre statues; sur l'autel, 
tombeau du xiv" s. 

Valentine, 1,345 b.,c.de Saint-Gau- 
dens,. bourg industriel, sur la Garonne. 

Valette (La), 498 h., c. de Verfeil. 

Vallègue, 259 h., c de Villefranche. 

Vallesvilles, 509 h., c de Lanta. 

Varennes, 224 h.,c. de Montgisiard. 

Vaudreuille, 238 h., c de Revel. 

Vaux (Le), 550 h., c. de Revel. 

Vendine, 195 h., c. de Caraman. 

Venerque, ÎJ00 h., c d'Auterive. 
m — >■ Église romane (mon. hist.) renfer- 
mant un très-beau reliquaire en bronze. 

Verfeil, 2,171 h., ch.-l. de c.de l'arr. 
de Toulouse. 

Vernet (Le), 602 h., c. d'Auterive. 

Vieille-Toulouse, 257 h., c.de Cas- 
tanel. 

Vieillevigne, 290 h., c. de Ville- 
franche. 

Vignaux, 225 h., c. de Cadours. 

Vigoulet-Auzil, 125 h., c. de Cas- 
tanet. 

Villariès, 517 h , c. de Fronton. 

Villate, 127 h., c. de Muret. 

Villaudrie, 707 h., c. de Fronton. 

Villefranche-de-Lauragais, 2,538 
h., ch -1. d'arrond., près du canal du 
Midi, m — > Église du xiv c s.. clocher de 
forme bizarre. 

Villemur, 4,530 h., ch.-l. de c. de 
l'arrond. de Toulouse, sur la rive dr. 
du Tarn. 

Villeneuve-de-Lécussan, 778 h., 
c. de Montrejeau. 

Villeneuve- de -Rivière, 1,505 h., 
c. de Saint-Gaudens. 

Villenouvelle, 724 h., c. de Ville- 
franche, m — > Église du xiv* s., cu- 
j ieux clocher. 

Vincent (Saint-), 155 h., c. de Ville- 
franche. • 



Typographie A. Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris. 




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611 Géographie du département 

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Charente-Infér 


14 


— 


1 


Corrèze. . 


11 


.- 


1 


Côte-d'Or. . . 


. 21 


— 


1 


Côtes-du-Nord 


. 10 


— 


1 


Deux-Sèvres. . 


. 14 


_ 


1 


Dordogne. . . 


. 14 


— 


1 


Doubs .... 


. 15 


— 


1 


Drôme .... 


. 13 


— 


1 


Finistère. . . 


16 


— 


1 


Gironde. . . . 


. 15 


— 


1 


Haute-Garonne 


. U 


— 


1 


Haute-Saône . 


. 12 


— 


1 


Haute-Savoie. 


. 19 


_ 


1 


Haute-Vienne. 


. 10 


— 


1 


Hautes-Alpes. 


. 18 


— 


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Ille-et-Vilaine 


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Loir-et-Cher . . 

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Meurthe .... 
Morbihan. . . . 

Nord 

Oise 

Pas-de-Calais. . 
Puy-de-Dôme . . 
Pyrén. -Orient. . 

Rhône 

Saône-et-Loire . 
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